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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



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Petite ?ption de Fuego
Petite ?ption de Fuego


Localisation : Guatemala
Date du message : 28/11/2011
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 Volcán de Acatenango, 3976m d’altitude

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit de nouveau message. La raison est toute simple : depuis mon week-end à Tikal, je n’ai pas fait grand-chose de spécial. Je me suis contentée de participer aux activités de l’école que je n’avais pas encore faites. Entre autres, j’ai ainsi visité un musée de Jade (la pierre précieuse locale), un musée consacré à Hermano Pedro (un religieux ayant fait beaucoup pour la population locale et qui est devenu Saint il y a quelques années), le village de San Felipe (juste à côté d’Antigua),…

 

Ce week-end, j’avais donc à c½ur de faire de nouveau quelque chose d’un peu spécial. Cela faisait longtemps que l’envie d’escalader un volcan du coin me trottait dans la tête. J’étais déjà bien allée sur le volcán de Pacaya, mais le niveau de difficulté n’était pas très élevé. Une des raisons pour lesquels je ne n’avais pas encore mis mon idée à exécution entait qu’un certain nombre de cas de vols à main armé se sont déjà produits sur les pentes de ces volcans. Je ne voulais donc pas courir de risque. Mais, il y a un peu plus d’une semaine, j’ai trouvé une agence de voyage qui propose des excursions, sur le volcán de Acatenango, accompagnées de gardes armés pour la sécurité. J’avais donc décidé de me lancer pour ce week-end.

 

Acatenango n’est pas un volcan actif, mais il est toujours considéré comme dormant car il y a encore quelques fumeroles qui s’en échappent. Néanmoins, sa dernière éruption est assez récente puisqu’elle ne remonte qu’à 1972. Aujourd’hui, la perturbation géologique à l’origine du volcan a dérivé pour former un autre volcan, toujours actif celui-là : Fuego. Le sommet d’Acatenango se situe à 3976m d’altitude, ce qui en fait le 3ème plus haut volcan du Guatemala. Il est cependant considéré comme étant le plus dur à grimper, car il est celui avec le dénivelé le plus important : 1700m.

 

Je me réjouissais énormément pour cette grande aventure, mais elle a faillit tourner court car je suis tombée malade dans la nuit du jeudi au vendredi, alors que j’étais sensée partir le samedi matin. J’avais des nausées et la diarrhée. Je pense que j’ai dû mal digérer quelque chose que j’avais mangé dans la journée du jeudi. J’ai eu beaucoup de mal à aller en cours le vendredi matin, et j’ai passé l’après-midi au lit. J’ai quand même dû me lever vers 16h30 pour aller à la réunion d’information préalable mais je n’étais vraiment pas bien. Le fait de savoir que j’étais supposée escalader le volcan le lendemain m’inquiétait beaucoup. Le soir venu, je me sentais déjà un peu mieux, mais ce n’était pas encore tout à fait ça. À mon plus grand bonheur, je me suis réveillée samedi matin sans aucuns symptômes.

C’est donc ainsi que je me suis rendue à l’agence à 6h du matin avec mon gros sac à dos pour prendre le départ de ce qui allait être la chose la plus difficile que j’ai jamais faite de toute ma vie. La veille, lors de la réunion, j’avais déjà pu rencontrer le groupe avec lequel j’allais partir – deux canadiens et une australienne – et nous avions déjà fait le point sur l’équipement. Il ne restait donc plus qu’à répartir les divers ustensiles communs dans les différents sacs. À ce stade, j’estime utile d’apporter une précision. L’excursion sur le volcan se fait en deux jours : on monte au sommet le premier jour, puis on dort sur le volcan avant de redescendre le deuxième jour. Bien qu’il soit possible de le faire en un jour, il est beaucoup plus intéressant de dormir sur place pour pouvoir observer le lever et le coucher du soleil. Cela étant, camper implique pas mal d’équipement en plus à transporter. En tout, avec les 4,5 litres d’eau, le duvet, le matelas, la nourriture, une partie de la tente et tous les vêtements chauds, mon sac ne devait pas peser loin de 15kg.

Aux alentours de 7h45, notre minibus nous a déposés au pied du volcan. L’aventure pouvait commencer. Notre équipage composé d’un guide, quatre touristes, deux gardes armés de fusils à pompe et un porteur (pour porter le sac de la canadienne qui devait avoir dans les 65 ans) s’est donc mis en mouvement à travers les cultures de maïs et d’haricots. À cet endroit là, le sol était meuble, et la difficulté était semblable à celle de marcher dans du sable. De plus, n’étant pas habituée à porter un sac aussi lourd en montagne, j’ai trouvé le début particulièrement difficile. Et je n’étais pas au bout de mes peines… Lors de la première pause, au bout d’environ 20 minutes de marche, j’étais contente de pouvoir poser mon sac. Plus tard, m’habituant à celui-ci, je le gardais toujours sur le dos à moins de vouloir prendre quelque chose à manger. Repartir était alors plus simple.

Après les cultures, nous avons commencé à nous enfoncer dans une forêt assez dense. Mes muscles étant alors plus chaud et le sol plus dur, l’ascension fût un peu plus simple. Mais à mesure que l’altitude augmentait, ainsi en allait la difficulté. Au bout d’un moment, nous sommes sortis de la forêt et la vue sur les environs s’est alors offerte à nous. Le temps ne pouvant pas être meilleur, c’était magnifique.

Vers 12h, nous nous sommes arrêtés environ une heure pour manger le repas de midi. C’est ensuite que les choses se sont compliquées. Nous étions déjà à plus de 3000m d’altitude et la pente était encore plus raide. Redémarrer n’en fût que plus dur encore. Les pauses se sont alors multipliées. Une de 2 à 3 minutes environ toutes les 10 minutes, et une petite pause de quelques secondes tous les 50 mètres. Ces dernières s’avéraient de plus en plus nécessaire pour reprendre son souffle, le taux d’oxygène étant de plus en plus faible.

Vers 16h, nous sommes arrivés au sommet du premier pic, à environ 3800m d’altitude. Les courtes pauses de 5 à 10 secondes se faisaient presque tous les 15m à ce moment là. Pour la première fois depuis le début, nous avons alors pu apercevoir LE pic d’Acatenango. Tout de suite après l’émerveillement, une autre pensée s’est tout de suite imposée à nous : mais comment allons-nous réussir à grimper là-haut, et avec 15kg sur le dos ! Et en effet, cette dernière ascension s’est avérée être la partie la plus dure. Ce n’était plus le physique qui faisait avancer, mais le mental. Les 100 derniers mètres ont été les pires de tous. Imaginez-vous grimper une dune de sable à presque 4000m d’altitude, et avec un sac de 15kg sur le dos. Cette fois-ci, c’est tous les 5 mètres qu’il me fallait m’arrêter pour reprendre mon souffle ! Quel soulagement en arrivant !

Il était alors environ 17h, et il nous fallait monter le camp avant le coucher du soleil. Où ça ? Tout simplement au milieu du cratère ! Nous avons aussi mis le plus de couches de vêtement possibles. Nous pouvions en effet alors comprendre pourquoi nous avions du les transporter jusqu’ici. La température : pas loin de zéro degrés, et même moins après le coucher du soleil. Une fois correctement installés, nous sommes remontés sur l’arrête du cratère pour observer le coucher du soleil ainsi que le volcán Fuego, à portée de main. Si au début ce dernier s’est contenté de jets de fumée, ceux-ci se sont transformés en jets de lave et de pierres une fois la nuit tombée. À un moment, nous avons même pu ressentir de la cendre très fine tomber sur notre visage. Quelle expérience !

Malgré ce spectacle magnifique, nous avons vite succombés à l’appel du duvet en raison du froid. En effet, pas de bois, égal pas de feu. Le duvet était donc le seul moyen de se réchauffer un peu. Si nous nous sommes couchés tôt, ce n’est pas pour autant que nous avons bien dormi. Le matelas était très fin, nous n’avions pas vraiment de coussin, et nous étions à cinq dans la tente. J’étais éveillée tout au long de la nuit. Je ne me suis vraiment endormie que 30 minutes environ. Après ce qui fût un des jours les plus difficiles de ma vie, il me fallait passer une des nuits les plus longues de ma vie. Celle-ci fût rythmée par le son des différentes éruptions de Fuego, mais aussi par les retournements incessants de mes camarades de tentes, qui n’ont pas plus dormi que moi.

Le matin venu, le froid ne fût que plus prenant. Mes pieds et mes mains étaient littéralement gelés, et s’est avec grande impatience que nous avons attendu que le soleil se lève pour avoir un peu de chaleur. J’ai rarement eu autant de joie à l’apparition du soleil.

Vers 7h30, nous avons entrepris de commencer la descente, et un quart d’heure plus tard, nous avions enfin assez chaud pour pouvoir enlever quelques couches. Le retour fût beaucoup plus facile que l’aller, le sol meuble étant cette fois-ci plutôt un avantage. Nous avons emprunté un autre chemin qui était à mon sens encore plus beau que celui de l’aller. Mais peut-être était-ce parce que j’étais moins concentrée à me répéter la phrase « un pied après l’autre » dans ma tête. Quoi qu’il en soit, il ne nous aura pas fallu beaucoup de temps pour redescendre car à 10h30, nous étions arrivés à notre point de départ. S’asseoir dans le minibus fût une délivrance.

 

Quelle aventure ! Je m’étais lancée un défi, et je l’ai relevé. Aujourd’hui, je suis perclus de courbatures, mais je suis vraiment super fière de ce que j’ai accompli. Je ne le referai pas tous les jours, mais je ne regrette pas un instant de l’avoir fait.

 

P.S : Je n’aurai pas le temps de mettre les photos aujourd’hui, alors je vous laisse savourer le texte avant les illustrations qui viendront sans doute demain.



Etapes :
Alotenango

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Par Marion

le 29/11/2011 à 11:48:22

T'es vraiment impressionnante Céline !! 15 kilos sur le dos : pour moi ce serai ça le plus dur! J'imagine bien tes courbatures, vu que j'ai vécu ça après un 1400m mais avec presque rien sur le dos et un sol dur, donc toi ça devait être bien pire ! Tu peux être fière de toi :D
Gros bisous !
Marion

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Par maman

le 29/11/2011 à 11:52:13

BRRRRRRRRR ton mental force le respect!c'est fou ce que tu peux faire quand tu es motivée; mais dis moi, est ce que tu avais juste ton mini duvet ou bien un vrai duvet de montagne? EN TOUS CAS JE TE DIS CHAPEAU et je suis ravie que tu profites aussi bien de toutes les opportunités.

mais je ne suis pas sûre de faire pareil au Pérou...il faut que je travaille aussi mon mental!

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Par Celine Cetre

le 29/11/2011 à 20:56:11

Non je n'avais pas mon mini-duvet. L'agence nous a fourni tout ce dont on avait besoin.

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Par Papa

le 04/12/2011 à 18:46:38

Salut Céline,

Super ton ascension du volcan, et les photos fantastiques, tu nous donnes envie de partir au Guatémala.Tu te souviendras toute ta vie de cette ascension, surtout du froid et de la dureté du sol.

Continue à nous faire rêver.

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