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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Nicaragua
Date du message : 06/03/2012
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 Volcan Cerro Negro

Lundi, je suis retournée dans une agence pour demander si je pouvais participer à une excursion sur un volcan. On m’a enfin dit oui ! Il y a pas mal de volcans différents dans le coin, et pour la plupart il faut partir sur deux jours, c’est-à-dire porter un sac de 20kg et camper. Très honnêtement, je ne me sentais pas capable de camper avec ma main dans le plâtre, et je savais de je risquais aussi d’avoir des difficultés avec le sac. Il ne me restait donc plus qu’un seul choix : le volcan Cerro Negro. Le plus facile.

Le Cerro Negro a la particularité d’être le volcan le plus jeune d’Amérique Centrale, puisqu’il est né en 1850. Depuis, il a eu des éruptions de manière assez fréquente. La période entre deux éruptions varie entre 30 et un an, la dernière ayant eu lieu en 1999. Des scientifiques suivent de très près l’activité sismique de ce volcan, tout comme celle de ceux qui font partie de la même chaîne. Ainsi, ils arrivent à prévenir les éruptions quelques heures à l’avance pour évacuer la population. Le, ou plutôt les cratères du Cerro Negro ne contiennent pas de lave, mais on peut y observer d’importantes fumeroles de soufre, avec une roche totalement jaune à côté.

Contrairement aux autres volcans, les pentes du Cerro Negro sont totalement dépourvues de vie. Cela est dû au fait qu’il n’y a pas eu de coulée de lave lors de la dernière éruption. Juste des cendres et des rochers. Les terres ne sont donc pas fertiles. En revanche, cela permet aujourd’hui une activité très particulière et quasiment unique : le volcano boarding. Le principe ? Se laisser glisser le long de la pente à l’aide d’une planche, en mode « snowboard » ou « luge », au choix. Bien entendu, avec ma main, pas question pour moi de me prêter à ce genre d’activité, sans parler des difficultés que j’aurais eu à monter la planche jusqu’au sommet. En revanche, rien ne m’empêchait de courir tout le long de la pente comme si j’étais sur la lune. Donc, je me suis décidée à y aller.

 

Ce matin, ayant rendez-vous un peu avant 8h à l’agence, je me suis réveillée de bonne heure. Je n’avais plus l’habitude, et ça m’a fait plutôt bizarre. J’ai eu un peu de mal. J’avais prévu de la marge aussi, car je ne savais pas exactement combien de temps il me faudrait pour être prête. Avec ma main, tout est plus difficile et donc plus long. Cela m’a pris environ 5 minutes pour réussir à mettre et à lacer mes chaussures de marche.

Une fois à l’agence, j’ai fait la connaissance de mon guide : une québécoise. Cool, au moins quelqu’un qui parle français ! Nous n’étions que deux dans le groupe. Petit comité donc. Ce n’était pas pour me déplaire. Après avoir rempli les bouteilles d’eau, nous sommes montés dans le pick-up qui allait nous emmener jusqu’au pied du volcan. Nous avons emprunté une petite route de sable et roche noire pendant environ une heure avant d’arriver à destination. Dès que je me suis retrouvée loin de la ville, à observer les splendeurs de la nature, je me suis sentie revivre ! Je me suis d’un seul coup rappelée pourquoi j’étais en train de voyager. J’ai retrouvé une partie de moi qui m’avait quittée depuis le jour où j’ai mis le pied à la clinique.

L’ascension du volcan ne fût pas très longue. À peine une heure. C’était parfait pour une remise en jambe parce qu’après plus de 2 semaines ne rien faire, j’étais un peu à court de forme. Ce qui m’a frappée au début, c’est le contraste entre ce volcan tout noir où rien ne pousse, et la végétation aux couleurs jaune et verte à portée de main juste après. Puis, j’ai pu apercevoir les différents cratères, qui ont eux aussi offert une variété de couleurs : des roches blanches (calcium), jaunes (soufre) et rouges (fer). J’ai pu sentir l’odeur d’œuf pourri du soufre, et voir une formation de rochers qui donnait l’impression que King Kong essayait de sortir du cratère. Tout au long de l’ascension, il y a eu des vents très forts, si bien qu’il était parfois difficile de marcher droit. Au sommet, il fallait même luter pour ne pas reculer. Du coup, je n’ai absolument pas souffert de la chaleur. C’était parfait.

L’heure est ensuite venue de prendre la descente. C’était un peu comme descendre une dune de sable gigantesque, sauf que les « grains de sable » avaient la taille de petites billes. Je ne vous dis pas tous les cailloux qui sont rentrés dans mes chaussures ! Le moindre interstice était comblé ! J’ai fait attention quand même à ne pas prendre trop de vitesse, car je savais qu’en cas de chute je pouvais me faire très mal. Je pense qu’avec mes deux mains valides je me serais risquée à prendre plus de vitesse, mais pas tellement. En fait…non. Si j’avais eu mes deux mains, j’aurais utilisé la planche. Mais c’était déjà très bien comme ça.

Après cela, nous avons mangé avant de reprendre le pick-up pour Leon. Ce fût pour moi l’occasion de bien discuter avec la guide, parce que sur le volcan, ce n’était pas trop possible avec tout ce vent. L’une comme l’autre, nous étions contentes de trouver quelqu’un à qui parler dans notre langue maternelle, même si j’ai mis quelques secondes avant de comprendre que « melon d’eau » voulait dire « pastèque ». Pour info, en anglais, ça se dit « watermelon ». Du coup, on a décidé de se donner rendez-vous demain soir pour aller manger. Elle va me montrer un endroit pas cher du tout.

À la fin de l’excursion, j’avais retrouvé mon « spirit », mon envie de découvrir, mon moral quoi. J’ai même déjà signé pour une nouvelle excursion, que je n’aurais jamais pu faire si je ne m’étais pas cassée la main. En effet, elle n’a lieu qu’une fois par mois : les soirs de pleine lune. Donc je n’aurais pas été là à la bonne période autrement. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse essayer de deviner de quoi il s’agit… 

P.S : Pour ceux que ça intéresse : ma fissure est située sur l’os capitatum.



Etapes :
Volcán Cerro Negro

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