Kikooboo en français ! Kikooboo in english !
  Dans ce carnet
  

Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
    Envoyer un message
Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Equateur
Date du message : 19/06/2012
Diaporama des photos de ce message
  Imprimer


 Trois jours pour découvrir Cuenca et ses environs

Comme je l’ai dit dans le précédent message, j’avais trois jours entre les deux matchs de l’Equipe de France pour découvrir la région de Cuenca. Ça tombait bien car, après m’être renseignée, il y avait trois choses que je voulais faire. Déjà, partir à la découverte de cette magnifique ville. Ensuite, aller faire une balade dans le Parc National de Cajas à une heure d’ici et enfin, aller voir les ruines Incas d’Ingapirca, les plus importantes de tout l’Equateur, à 2h de route. 


J’avais plus ou moins décidé de faire tout ça dans cet ordre, mais j’ai rencontré deux filles à l’hôtel qui allaient aller au Parc National de Cajas lors du premier jour que j’avais de libre. J’ai donc revu mon programme pour y aller avec elles. Mardi 12 juin, nous sommes donc parties à 6h30 de l’hôtel pour attraper le bus de 7h qui se rendait au parc. Ce n’est qu’une fois arrivées là-bas que nous nous sommes rendues comptes que tous les rangers du parc étaient dans le même bus que nous. Nous sommes donc arrivées pour l’ouverture. 

À l’office de tourisme de Cuenca, on m’avait dit qu’il n’y avait qu’un seul chemin que l’on pouvait faire sans guide : la route n°1. Mais au parc, les rangers nous on dit qu’il n’y avait absolument aucun problème pour faire les autres routes, que tout est bien balisé. Ils nous ont alors conseillées de faire la route n°3, une balade de 5 à 6h environ, de sorte à mieux pouvoir profiter du parc. En effet, la route n°1 était très courte, donc nous n’aurions pas passé beaucoup de temps dans le parc. On voulait bien faire la route 3 mais pour ça, on voulait quand même une carte. Toujours à l’office de tourisme, ils m’avaient dit qu’ils donnaient des cartes quand on payait le billet d’entrée. Sauf qu’en fait, le fameux billet était gratuit – alors qu’on s’attendait à payer quelque chose comme 10$ – mais  il n’y avait pas de cartes. Au final, j’ai pris une photo de la carte des rangers et on est parties sur la route 3.  

On s’est vite rendues compte que ce ne serait pas si évident que ce que les rangers avaient bien voulu nous dire. Déjà, on a eu du mal à trouver le départ de la balade, et peu après le début on n’arrivait déjà plus à trouver le chemin. En fait, il y en avait bien un, mais il n’allait pas dans la direction indiquée sur la carte que je consultais régulièrement sur mon appareil photo. On n’était pas perdues, car il n’y avait aucun arbre donc on pouvait toujours bien s’orienter et savoir dans quelle direction aller. Mais quelques fois, quand on marche dans des sortes de marécages, ce n’est pas bien agréable de ne pas avoir de chemin. Au final, on a décidé de suivre la direction générale du chemin supposé que l’on voyait sur la carte, et nous avons fini par trouver effectivement un petit sentier un peu plus loin, avec régulièrement des traits bleus (correspondant à la couleur de la route 3) peints sur des rochers. Le problème, c’est que ces traits bleus n’étaient pas vraiment à des endroits stratégiques. On les voyait toujours quand on était sur une ligne droite, sans possibilité de se tromper. Mais aux moments où le chemin se séparait en trois, il n’y avait pas un seul trait bleu pour nous donner la direction. Mais finalement, grâce à tous les petits lacs que je pouvais prendre comme point de repère, nous avons réussi à suivre la bonne route jusqu’à la fin. Je me suis mise dans la peau du guide, déjà parce que c’était moi qui avait la carte dans mon appareil photo, mais aussi parce que visiblement les deux autres filles n’avaient pas trop l’habitude de la montagne. En plus, elles y étaient allées en baskets, alors c’était toujours moi qui m’y collait quand il fallait faire des repérages pour voir quel était le bon chemin. 

Il nous a fallu environ 5h pour arriver à la fin du chemin, au niveau de la route pour retourner à Cuenca. Malgré les difficultés à trouver notre voie, nous avons passé un excellent moment, le paysage étant très beau. Nous étions tout de fois surprise de la légèreté avec laquelle les rangers nous ont laissé partir sur ce chemin. En plus, nous n’avons jamais croisé âme qui vive. Au final, je suis bien contente de ne pas y être allée toute seule. 

Une fois au niveau de la route, il nous fallait ensuite attendre qu’un bus passe pour qu’on puisse monter dedans et rentrer à Cuenca. On ne savait pas exactement combien de temps il y avait entre deux bus, mais on savait qu’ils n’étaient pas si fréquents que ça. Or, alors que nous avions la route en ligne de mire et que nous allions arriver d’ici 5 minutes, nous avons justement vu passé un bus. Nous étions dégoutées ! On savait alors que le suivant ne serait pas de sitôt. Aussi, une fois sur la route, nous avons décidé de marcher en direction d’un groupement de maisons que l’on voyait au loin, en se disant qu’il y aurait certainement un endroit plus sympa pour attendre que juste le bord de la route. En fait, il s’agissait d’un poste de contrôle de police, ce dont nous n’étions pas mécontentes. En plus, il y avait même un banc avec un abri pour pouvoir attendre confortablement assise. Mais de cet endroit là, on pouvait voir la route de très, très loin. En effet, celle-ci montait en lacets, et on avait calculé que les voitures mettaient plus de 10 minutes à venir jusqu’à nous à partir du moment où on les voyait pour la première fois. Donc tant qu’il n’y avait pas de bus à l’horizon, on savait qu’il nous faudrait attendre au moins tout ce temps avant d’enfin pouvoir partir. Finalement, le bus est arrivé une heure après celui que nous avions vu passer de pas si loin que ça.  Entre temps, je ne vous dit pas le nombre d’hallucinations qu’on a eu en croyant que des camions étaient des bus. On s’est fait tout un lot de faux espoirs.  

Au final, vu que l’entrée au parc était gratuite, ce fût une journée plus qu’économique. En comptant le bus aller-retour et le prix du taxi pour aller au terminal de bus, on en a eu pour à peine 4,25$ par personne. Loin des 45$ demandés par les agences de tourisme pour y aller en tour organisé.

 

Le deuxième jour, j’avais décidé de rester dans la ville de Cuenca pour la visiter. Il y avait un bus à toit ouvert qui offrait des visites guidée de la ville de 2h pour seulement 5$. Généralement, je fuis ce genre de chose. Mais le prix me paraissait très raisonnable, donc j’y suis allée. Il y avait un départ toutes les heures au niveau de la Place d’Arme, donc pas besoin de réserver. Il y avait juste à se pointer. Dans le bus que j’ai pris, je me suis retrouvée avec toute une classe d’enfants de 5 à 6 ans. Ils étaient trop choux ! Il y avait un gars qui s’amusait à leur poser des questions juste pour le plaisir de les entendre répondre en c½ur. Il leur a aussi fait chanter des chansons et c’était vraiment trognon. J’ai été impressionnée par la discipline dont ils faisaient preuve. Il n’y en avait pas un qui pétait de travers. 

Le bus, avec un guide à son bord, nous a emmenés visiter les différents quartiers de la ville. Ceux de la vieille ville tout d’abord, avec des maisons coloniales pleines de charme, puis ceux de la ville plus récente. Les maisons de cette partie de la ville, bien qu’elles n’aient pas à se soumettre à des standards coloniaux, étaient toutes finies et ne faisaient pas du tout tâche. Comme il me semble vous l’avoir dit dans un précédent message, j’ai cru revivre en arrivant à Cuenca car j’en avais raz le bol des villes moches et puantes. Après la visite des quartiers, nous sommes allés jusqu’à un mirador d’où il était possible d’avoir une magnifique vue sur la ville. 

Après ma visite en bus, j’avais dans l’idée d’aller encore explorer deux trois trucs à pieds, mais en fait nous avions vraiment un peu fait le tour de tout, si bien que je ne ressentais pas plus le besoin que ça de voir d’autres choses. Je suis quand même allée au marché histoire de manger pour 1$ mais ensuite, après avoir fait quelques courses, je suis rentrée à l’hôtel pour voir un match de foot. 


Le troisième jour était donc dédié à la visite des ruines d’Ingapirca. Le bus était à 9h du matin, et j’y suis encore une fois allée avec une fille de l’hôtel. Il fallait deux heures de route pour arriver à destination, mais je suis tellement habituée aux longs trajets que pour moi c’est passé en un clin d’½il. 

Le prix d’entrée sur le site d’Ingaprica, guide inclus, était de 6$, mais j’ai une nouvelle fois pu faire jouer ma fameuse carte d’étudiante que j’avais encore du Guatemala, et je n’ai eu que 3$ à payer. On nous a ensuite indiqué à quel groupe nous joindre pour avoir notre visite guidée du site. 

Il ne faisait pas très beau, avec un peu de brouillard et une petite bruine. Le guide n’a donc pas fait trainé la visite en longueur. De plus, le site, bien que le plus grand d’Equateur, n’était pas bien grand. Une fois la visite terminée, le guide nous a quand même indiqué une petite balade que l’on pouvait faire pour aller voir deux trois choses intéressante qui font parties du site, comme par exemple un rocher nommé « La Figure de l’Inca ». En effet, à un certain angle, on peut clairement y voir un visage humain de profil très marqué. Pas étonnant que cet endroit ait été considéré comme sacré par les Incas. 

Dans notre groupe, il y avait un Equatorien qui avait déjà pas mal voyagé dans sa vie. Il faisait visiter Ingapirca à sa famille costaricaine en visite ici. Mais en fait, il avait aussi décidé de faire profiter à tout le reste du groupe de ses commentaires. Ils étaient intéressants, mais le type était vraiment trop prétentieux à mon goût. Il n’arrêtait pas de répéter qu’il allait en Chine tous les ans, qu’il avait fait ci, qu’il avait fait ça,… Le pompon, ça été quand il a déclaré d’un air sur de lui qu’on était à 5000m d’altitude. J’ai cru que j’allais mourir de rire. Je ne savais pas exactement à combien on était, mais je savais que ce n’était certainement pas à 5000m. Même quand j’ai émis des doutes, il a persisté dans son affirmation. Pour info, après vérification, l’altitude exacte était de 3200m. Loin de 5000m donc. 

Après avoir fini notre visite et notre petite promenade, nous avons vite fait un saut au petit musée inclus dans le prix du ticket, puis nous avons repris le bus direction Cuenca. Au final, je n’ai pas appris grand-chose de nouveau, mais cela fait partie de la culture de l’Equateur donc je suis contente d’avoir vu ce site. Ça m’a fait faire une sortie. 


Le lendemain a donc eu lieu le match Ukraine-France dont je vous ai parlé, et le soir j’ai retrouvé Marjolaine et Xavier le temps d’un repas. En effet, comme j’étais restée un certain temps à Cuenca ils avaient eu le temps de me rattraper. Ils étaient arrivés la veille, et pour une fois on avait réussi à se contacter à temps pour se voir. Heureusement, car je partais dès le jour suivant. Nous avons mangé au resto avant de faire un tour par la Place d’Arme, où se déroulait une sorte de fête avec plein de feux d’artifices. Comme au Guatemala, la sécurité était inexistante et il fallait toujours faire très attention à ne pas se prendre des trucs sur la tête. À un moment, on a même failli se faire avoir par un petit projectile parti de travers à l’horizontale au lieu de la verticale, qui a traversé la foule, et qui est passé à un mètre de nous. Ils envoyaient aussi en l’air des ballons illuminés avec une flamme en dessous. Certains prenaient feu et atterrissaient dans des arbres ou sur des maisons, mais ça ne gênait personne. C’était bien marrant. Il est bien loin le temps ou petite, je pleurais de terreur quand on allait voir les deux d’artifices du 14 juillet. 


Aujourd’hui, je suis dans la ville de Baños, mais je vous parlerai de ça dans mon prochain message.



Etapes :
Cuenca
Cajas
Ingapirca

Note: 0/5 - 0 vote(s).

Syndication :

Par Michèle Battisti

le 23/06/2012 à 11:30:56

je retiens l'expression "tout un lot de faux espoirs" !!!

Répondre à ce commentaire

Laisser un commentaire







[ Diaporama ]


[ Diaporama
dynamique ]


[ Vidéos ]


[ Suivre ce carnet ]


[ Lire les derniers
commentaires ]


[ Le trajet de
Celine ]




Kikooboo.com (Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage) recommande Get Firefox!
 Publicité : pub-wwfpub-greenpeacepub-amnesty