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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Bolivie
Date du message : 25/04/2012
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 Tour en 4x4 dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni, 1ère partie

Avant de commencer, sachez qu’ici à Uyuni, l’Internet est encore plus lent (si c’est possible) qu’à Sucre ou Tupiza. Donc je ne sais pas si je pourrais charger les photos du tour, ou même si j’aurais la patience de toutes les charger. Si non, je le ferais dès que j’aurais une connexion potable, et je vous avertirai. Ensuite, étant donné que le tour en 4x4 a duré quatre jours, je vais faire deux parties pour vous faire attendre moins longtemps.

 

Nous étions sept de l’hôtel à faire ce tour, mais on ne pouvait pas être plus de cinq par voiture. Du coup, le gérant de l’hôtel nous avait découpés en deux groupes : un de quatre et un de trois. À trois, le prix est beaucoup plus élevé qu’à quatre : 30€ de plus. À la base, il était prévu que je sois dans un groupe de cinq, mais comme un couple de français s’est ajouté au dernier moment, j’ai été reversé dans le groupe de trois avec eux. Mais comme on s’était déjà mis d’accord avec le gérant de l’hôtel, je n’ai pas payé les 30€ supplémentaires. Le groupe de quatre était composé de jeunes anglais. J’aurais préféré être dans ce groupe parce que de l’autre côté, il s’agissait d’un couple plus âgé, lui avec plus de 60 ans et elle beaucoup plus jeune (je n’ai pas demandé son âge exact). Si lui était en fin de compte plutôt sympa et marrant, elle était sans arrêt sur son dos, à lui parler comme un enfant, en lui disant de mettre ses lunettes de soleil, d’enlever ou mettre son pull, de boire plus d’eau,… ou encore en le grondant quand il posait des questions stupides, qui soit dit en passant n’étaient pas si stupides que ça, c’était juste qu’elle n’avait aucune idée de la réponse. Je ne sais pas comment il fait pour supporter tout ça au quotidien mais bon…

 

Cela dit, le tour a donc commencé Samedi matin où, après un bon petit-déjeuner pris à l’hôtel, il a fallu charger les sacs dans le 4x4. Enfin plutôt sur le toit du 4x4 (mais protégés par un plastique), puisque comme vous le savez la place dans le coffre est très limitée sur ces engins. D’autant plus qu’il fallait aussi emporter la nourriture pour trois jours, de quoi cuisiner, mais aussi toute l’essence nécessaire. En plus de nous trois, il n’y avait pas seulement un chauffeur/guide dans le 4x4, mais aussi sa femme : la cuisinière ! Une façon tout à fait originale et intéressante de travailler en couple. Ils laissent ainsi leurs enfants, qui sont en âge de se débrouiller tout seuls, à la maison. Ce schéma de fonctionnement se retrouvait dans tous les 4x4 que nous avons croisés.

Nous nous sommes mis en route vers 8h30, et après avoir traversé Tupiza, nous nous sommes engagés dans le lit d’une rivière à sec, en direction de la province du Sud Lipez. Le paysage ressemblait alors à celui que j’avais pu voir lors de ma balade à cheval, c’est-à-dire qu’il était magnifique. Quand nous avons ensuite pris un peu d’altitude, j’ai pu observer d’un différent point de vue des formations rocheuses qui sont dues à la présence de glaciers dans un passé lointain. Plus loin, nous avons vu nos premiers lamas. Nous allions encore en voir beaucoup tout à long de ce périple. Vers 11h, nous avons même pu en approcher de près, certains avec des bébés, car notre 4x4 a eu un problème de radiateur et cela a pris environ 2h30 à réparer. En attendant, nous avons donc mangé sur place et observé les lamas présents à cet endroit. Il a aussi ensuite fallu puiser de l’eau dans une petite rivière du coin pour pouvoir remplir à nouveau le radiateur après que notre chauffeur, qui est donc aussi notre mécanicien, l’ai complètement démonté et remonté.

Après cela, nous avons repris notre route en continuant à prendre de l’altitude. Alors que nous avions commencé à 2900m, le soir nous étions déjà à 4200m ! En attendant, il nous a fallu rouler pendant longtemps puisque nous ne sommes arrivés que vers 17h30. De temps en temps, tout au long du parcours, il nous était possible d’observer des monts enneigés au loin. Tellement loin, que je ne m’imaginais pas qu’en fait j’allais ensuite rouler deux jours entiers à leur pied. Quoi qu’il en soit, c’était la première neige que je voyais depuis plus d’un an. C’était magnifique. Nous avons aussi traversé certains villages complètement isolés, qui se consacraient exclusivement à l’élevage de lamas dont ils tiraient toutes leurs ressources.

Une fois arrivés à San Antonio de Lipez, notre village étape, notre chauffeur s’est mis en quête d’une maison d’hôte disponible. En effet, on ne peut pas faire de réservation, mais il y en a un nombre suffisant dans le village pour accommoder tous les occupants de 4x4 qui s’arrêtent ici. Là où nous avons trouvé de la place, il s’agissait d’une cour intérieure où il fallait donc sortir dehors pour changer de pièce. Il y avait une chambre dortoir pour nous trois, une « salle de bain » très sommaire avec pour toute douche un tuyau d’arrosage, une cuisine avec un lit pour le chauffeur et la cuisinière, et une pièce avec des tables pour manger. Vu l’altitude, il faisait un froid glacial, d’autant plus que la nuit il y a du vent dans ce coin du Monde. Autant dire qu’aucun d’entre nous ne s’est risqué sous le jet d’eau glacée. Rien que garder les mains sous l’eau pendant plus de 5 secondes pour se les laver était douloureux. Etant donné que la porte de la chambre donnait directement sur l’extérieur, il n’y faisait guère plus chaud que dehors, mais au moins nous étions protégés du vent. Nous avions des couvertures dans le lit, mais j’ai quand même rajouté mon petit duvet en rabattant la capuche par-dessus ma tête. Cela ne protégeait cependant pas mes lèvres, qui commençaient à souffrir sérieusement car à Sucre j’avais pris un coup de soleil, que ça avait commencé à peler juste avant le tour, et que maintenant je leur faisais subir le froid. Autant dire et elles n’aimaient pas ça !

 

La nuit fût fraiche et courte. Il nous fallait en effet nous lever dès 4h du matin, car une longue journée nous attendait. Je n’ai donc pas super bien dormi, et j’étais encore assez fatiguée. En plus, comme il s’agissait ensuite de s’asseoir en voiture et non de marcher, il était très dur de garder les yeux ouvert. Avant le lever du soleil, le froid m’aidait bien, mais dès que la température dans la voiture a commencé à être plus confortable, c’était une tout autre histoire.

Nous avons commencé la journée en continuant à prendre de l’altitude et à se rapprocher des monts enneigés. Nous avons même été tout au pied de l’un d’entre eux pour voir les ruines d’un ancien village de mineurs d’or, abandonné car il était soi-disant maudit et possédé par le diable. Plus loin, nous avons atteint l’altitude de 4800m. Je commençais alors à sentir un peu les effets, ma tête me lançant légèrement. Mais comme j’avais déjà fait un bon palier à 3000m, ça ne posait pas trop de problème. J’étais quand même contente quand on est un peu redescendu. C’est aussi à cet endroit que je pense avoir perdu mes gants (c’est malin ça) qui ont dû tomber de la voiture quand j’en suis descendue pour prendre des photos.

Après ça, nous avons pu observer les premières petites lagunes de notre périple, qui faisaient étalage de magnifiques couleurs, avant de traverser notre premier salar, c’est-à-dire un désert de sel. En fait, celui-ci était aussi constitué de bore et n’était pas complètement blanc, mais c’était impressionnant quand même. Une fois la traversée finie, nous avons débouché au bord d’une lagune éclatante de couleurs, qui avait la particularité d’être alimenté par une source d’eau chaude. Un bassin artificiel avait donc été créé pour que les touristes puissent y faire trempette. Mais bon, vu la température extérieure et le vent, ça ne me tentait pas trop. Je n’osais même pas imaginer comment j’aurais été frigorifiée en sortant de l’eau. Nous avons tout du même eu tout le temps nécessaire pour prendre des photos, puisque la cuisinière était en train de nous préparer le repas, que nous avons pu manger à l’abri dans un refuge construit spécialement pour ça.

Après le repas, nous avons laissé la cuisinière sur place le temps d’aller faire un aller-retour de 80km pour aller voir la « Laguna Verde » au pied du volcan Licancabur, quasiment au niveau de la frontière avec le Chili. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une petite lagune de couleur verte. Au cours de cet aller-retour, nous avons longé des paysages désertiques aux couleurs irréelles, dignes d’un tableau de Salvador Dali. Cet endroit a d’ailleurs été baptisé de son nom en raison de cette ressemblance.

Une fois la cuisinière récupérée, nous avons recommencé à prendre de l’altitude, jusqu’à atteindre 5000m cette fois-ci, mon nouveau record. Là-haut se trouvaient des trous dans le sol qui expulsaient de la fumée de soufre très chaude. Je ne vous dis pas comme ça puait les œufs pourris. En plus de l’altitude, le vent soufflait en rafales. Il y régnait donc un froid de canard. J’ai vite pris quelques photos et je suis rapidement remontée dans la voiture. Ce n’est qu’ensuite que nous avons vraiment commencé à redescendre un peu, mais c’est toujours à 4200m d’altitude que se situait notre deuxième hébergement. Juste avant d’y arriver, nous avons eu droit à une superbe vue sur la « Laguna Colorada », une lagune de couleur rouge située plus en contrebas, que nous allions visiter le lendemain.

En découvrant notre logement, nous avons été surpris par le relatif confort par rapport à la veille. Cette fois-ci, le bâtiment était fermé, mais il n’empêche que la température a quand même chuté d’une minute à l’autre dès que le soleil s’est couché et a fini de diffuser sa chaleur à travers les vitres du patio. Grâce à quelques panneaux solaires et à un groupe électrogène, même si nous étions au milieu du désert nous avons eu droit à de l’électricité pendant deux heures. Juste ce qu’il me fallait pour recharger la batterie de mon appareil photo qui était déjà quasiment vide. Ouf ! J’avais peur de ne pas pouvoir prendre de photo lorsque nous aurions enfin atteint le Salar d’Uyuni.

 

Voilà pour les deux premiers jours. Je vais essayer de vous mettre les photos mais je ne garantis rien.



Etapes :
Tupiza
San Antonio de Lípez
Laguna Verde

Note: 0/5 - 0 vote(s).

Syndication :

Par maman

le 25/04/2012 à 23:24:56

on avait lu que cet endroit était si froid et venté, il parait que c'est ce dont tous les touristes se souviennent!
est ce qu'on peut marcher sur le sel, c'est dur ou non?
Marion et Sophie sont reparties, Marion rentre définitivement ce we; c'est vite passé une année scolaire!

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Par Celine Cetre

le 25/04/2012 à 23:32:48

Où est-ce que vous avez lu ça ?
Sinon, oui tout à fait, on peut marcher sur le sel. Il y a des endroits où c'est mou, mais ça c'est quand il y a de l'eau. Sinon, c'est très dur ! Ils font même des meubles avec !

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Par véronique

le 26/04/2012 à 00:07:51

Je me rappelle à Mada qu'un voyage de toute une journée en voiture ne m'avait pas paru trop long tellement les paysages étaient beaux. Pareil pour toi ?
On attend la suite ...
Je pense que tu as reçu les mail de Julie, tu vas trouver Tom déjà grand à on retour !
Véro

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Par Celine Cetre

le 26/04/2012 à 00:26:21

Effectivement, ça ne m'a pas paru plus long que ça. Quand aux mails de Julie, non, je n'ai rien reçu mais je ne sais pas si elle a mon adresse.

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Par Celine Cetre

le 27/04/2012 à 04:21:32

Bonjour à tous, j'ai un petit souci avec le blog, je n'arrive pas à laisser un nouveau message pour le moment. Demain, je vais partir 4 jours dans l'Amazonie bolivienne, sans Internet une nouvelle fois. Donc désolée pour le contretemps, et surtout ne vous inquiétez pas.

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Par maman

le 27/04/2012 à 09:24:48

merci d'être aussi attentionnée avec nous; la communication sur skype hier était une épreuve de concentration pour deviner les mots grâce aux qq syllabes captées! bisous maman

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Par Celine Cetre

le 27/04/2012 à 13:19:15

C'est bon, j'ai enfin réussi à charger la deuxième partie de mon message sur mon tour en 4x4, mais les photos mettent une éternité à charger, et je ne sais pas si j'aurais le temps de toutes les mettre en ligne avant mon départ. Sinon, il faudra attendre mon prochain message pour celles qui resteront.

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