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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Equateur
Date du message : 21/06/2012
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 Sur les traces de Pekin Express ; Baños, canyoning et cascades

Qui ne sait pas encore que je suis complètement fan de Pékin Express ? Eh bien en tous cas maintenant c’est dit. Un de mes plus grands rêves est de participer à cette émission. J’ai bien tenté plusieurs fois, mais je n’ai jamais et retenue. Qu’à cela ne tienne, je fais aujourd’hui ma propre aventure. Mais ces derniers temps, je pense plus que jamais à Pékin Express pour deux raisons : déjà, en ce moment l’émission diffusée en France passe sur mes traces : en Australie, dans des coins où je suis passée il y a presque 4 ans maintenant. Dans le même temps, je suis moi-même sur les traces de Pékin Express en Equateur, ou l’émission se passait il y a 2 ans. Je m’arrête dans les même villes et fait le même itinéraire, mais à l’envers. Mais n’allez quand même pas croire que je le fais exprès ! Ils avaient bien entendu choisi les plus belles villes du pays pour faire étape : Cuenca et Baños. En fait, j’avais déjà fortement marché sur les traces de Pékin Express en Bolivie, mais il s’agissait de la seule saison que je n’avais pas vue car j’étais en Australie à ce moment là. Donc pour moi, ça n’avait pas du tout la même portée. 


Cuenca, je vous l’ai déjà fait découvrir. Reste maintenant Baños, ville que je viens de quitter aujourd’hui. Samedi dernier, le lendemain du match de foot, j’ai tout d’abord pris un bus de 6h direction Ambato, où j’ai changé de bus pour aller à Baños, une heure de route plus loin. En fait, j’avais deux choix pour faire mon changement de bus : à Ambato ou à Riobamba. Le chemin qui passait par Ambato était plus long, mais le changement de bus à Riobamba avait l’air plus compliqué et les bus Riobamba-Baños n’étaient pas aussi fréquents qu’Ambato-Baños. J’avais acheté mon billet jusqu’à Ambato, mais j’étais très vigilante à Riobamba au cas où on se retrouvait proche de l’endroit de départ des bus pour Baños. Mais comme je m’y attendais, le bus n’est pas rentré dans la ville et s’est contenté de déposer les personnes le long de la route. Du coup, je me suis dit qu’il valait mieux que j’assure le coup en allant jusqu’à Ambato, où l’aideur du bus m’avait dit que le changement était rapide et facile. Et effectivement, une fois là-bas, je n’ai eu qu’à traverser la route (2 fois 3 voies tout de même) pour monter dans mon deuxième bus. 

Baños est une toute petite ville donc je n’ai eu aucun mal à aller à pied jusqu’à l’hôtel que j’avais réservé. Celui-ci était sympa, mais il n’y avait pas de télévision et Internet était très lent. Les conditions pour que je puisse voir le match de l’Equipe de France n’étaient donc pas réunies, alors j’ai changé d’hôtel dès le lendemain matin. En fait, je suis allée à celui juste en face. En plus, la chambre était 3$ moins cher par nuit, ce qui n’est pas négligeable. Comme j’étais arrivée plutôt tard la veille après une grosse journée de bus, je n’avais pas pris le temps de déjà réserver quelque chose alors mon dimanche a été consacré à faire quelques courses et à se balader dans les rues, mais c’était tout. 


Les choses sérieuses ont commencé le lundi, où je suis allée faire du canyoning à 9h du matin. En fait, 9h était l’heure de rendez-vous. Parce que le temps qu’on nous donne tout l’équipement et qu’on aille sur le site de la rivière, il était déjà 10h passé. Je me suis retrouvée dans un groupe avec quatre autres filles, toutes américaines. Il a ensuite fallu que l’on enfile toutes les combinaisons, puis que nous grimpions en haut d’une colline pendant 20 minutes avant de vraiment commencer les choses intéressantes. Contrairement au pseudo canyoning que j’ai pu faire au Salvador, mais qui consistait surtout à sauter au de temps en temps au dessus d’une cascade, cette fois-ci il s’agissait de vrai canyoning technique, avec du rappel. Quasiment que du rappel en fait. On avait toutes un baudrier avec un 8 et des mousquetons. Avant d’aller dans l’eau, on nous a expliqué comme utiliser cet équipement, et nous avons pu faire une petite paroi d’entraînement de 5m de haut. Ce qui m’angoissait un peu, c’était qu’il fallait qu’on sache exactement comment mettre la corde dans notre 8, car il y aurait des moments où il faudrait le faire nous même. Mais bon, j’ai bien pigé le truc, donc pas de problème. 

En soi, le rappel n’est pas quelque chose de compliqué. Mais quand on ajoute de l’eau et des roches glissantes, la difficulté est tout autre. Sur la première cascade, je n’allais pas bien vite, mais je m’attachais surtout à avoir la bonne position pour ne pas glisser et prendre le risque de me faire mal en me cognant contre les rochers. Chaque cascade avait sa propre difficulté. Pour une il s’agissait de rochers très glissants, pour une autre d’un endroit un peu en dévers, et encore pour une autre d’un fort débit d’eau qui nous tombait dessus. Cette dernière fût peut-être la plus difficile à franchir. Le débit était tellement fort que si on essayait de poser le pied sur la roche derrière le mur d’eau, on était emporté. Il fallait donc presque faire le grand écart pour éviter l’eau puis, quand l’écart devenait trop grand, faire des bonds d’un côté à l’autre de l’eau. Sauf que ça, je n’ai pas été capable de le faire. Quand je n’arrivais plus à écarter plus les jambes, j’ai voulu essayer rejoindre un côté de la cascade pour éventuellement sauter après, mais du coup j’ai mis les pieds au beau milieu. Immédiatement, j’ai perdu mon adhérence et je me suis retrouvée assise dans le baudrier avec des tonnes d’eau qui me tombaient sur la tête. Mais j’ai appliqué les conseils qu’on avait eus dans ce cas de figure : ne pas lâcher le frein que l’on a dans la main droite, et se pousser loin du rocher avec la main gauche, tout en essayant de repositionner ses pieds. J’ai eu du mal, la pression de l’eau était très forte, mais j’y suis arrivée et j’ai pu m’extirper du piège. J’étais déçue de n’avoir pas réussi à faire la descente proprement, mais il s’est avérée de nous cinq, je suis la seule qui a réussi à au moins aller jusqu’au bout de façon correcte. En effet, toutes les autres filles ont été piégées au même endroit que moi, sans pouvoir se remettre en position, et elles se sont contentées de finir la descente assises dans leur baudrier avec l’eau leur tombant sur la tête. C’était très comique. On a ensuite eu un rappel très haut mais facile car à côté de l’eau, et celui-là je l’ai fait assez rapidement. Pour finir, on a eu droit à une sorte de toboggan assez marrant. Au final, on a dû rester environ 1h à 1h30 dans l’eau, le parcours n’était pas très long, mais pour une première fois ce n’était déjà pas mal, et je me suis fait plaisir. 


Le jour suivant a eu lieu le déplorable match Suède-France qui s’est soldé par une claque mémorable prise par l’équipe de France. L’hôtel n’avait pas la chaine spéciale Euro 2012, et aucune autre chaîne ne retransmettait le match. J’ai donc dû m’en remettre à Internet, où j’ai eu une excellente qualité jusqu’à la 75ème minute du match à peu près, où Internet a décidé qu’il avait déjà assez donné. Le débit est donc devenu d’un seul coup très lent, et je n’arrivais même pas à capter RMC pour avoir les commentaires. Heureusement, vu la qualité du match, je n’ai rien raté. 


Enfin, hier fût mon dernier jour à Baños. J’avais décidé de faire une sortie du côté de la « Route des Cascades », à bord de ce qu’on appelle une « Chiva ». C’est en fait une sorte de camion avec une remorque aménagée de toutes les couleurs. Mais c’est un peu impossible à décrire et la photo parlera mieux que les mots. Nous avons donc parcouru cette route en nous arrêtant régulièrement pour voir les cascades situées tout au long du chemin. Des fois, on s’arrêtait aussi pour faires des activités en options, telles qu’aller voir une cascade dans une nacelle au dessus du vide, faire de la tyrolienne, du saut à l’élastique,… Bon, moi j’ai juste fait le truc de la nacelle. J’aurais pu faire la tyrolienne, mais c’était 10$ pour 10 secondes de plaisir, alors non merci. Quand au saut à l’élastique, il s’agit encore d’un de ces trucs que je ne me sens absolument pas capable de faire. Pourtant, j’ai déjà sauté en chute libre depuis un avion, mais ce n’était pas la même chose. 

Une fois au bout de la « Route des cascades », on a pu faire une petite balade pour aller voir une dernière cascade. Il s’agissait de descendre toute une série d’escaliers pendant environ 15 minutes pour atterrir à un endroit on reste juste quelques secondes le temps de prendre deux trois photos avant d’attaquer la remontée, car la cascade éclaboussait tellement que sinon on serait vite trempé. Pendant la descente, je m’inquiétais un peu de la remontée à venir et plus je descendais, plus je me disais que ça allait être dur. Mais en fait, j’ai rencontré une française au niveau de la cascade, et comme on a un peu causé en montant, je n’ai même pas eu le temps de me dire que c’était pénible que j’étais déjà en haut. Très honnêtement, ce fût en plus extrêmement facile. J’étais moi-même étonnée de la facilité avec laquelle je montais, surtout que la française avait l’air d’en baver. Mais en fait, il faut dire que l’on était seulement à 1500m d’altitude environ, et que moi je venais de faire un beau séjour à haute altitude (Cuenca était encore assez haut) alors j’avais des globules rouges de compétition ! 

La française et moi n’étions pas dans la même Chiva, mais on a réussi à s’arranger pour monter dans la même au retour. Puis, comme toujours quand je fais des rencontres hors de l’hôtel, on est allées se faire un petit resto. Mais vous savez, ici, quand on parle resto, on parle d’un plat à pas plus de 5$. Alors ça reste quand même raisonnable. 


Je suis arrivée aujourd’hui à Otavalo, ma dernière étape avant… la Colombie. Eh oui, j’ai décidé d’y aller ! Dimanche, je vais franchir la frontière… à pied ! Pas le choix, c’était ça où l’avion. Les bus internationaux n’existent pas ici. Mais avant ça, je vais découvrir Otovalo et vous en parler plus longuement dans mon prochain message.



Etapes :
Baños

Note: 0/5 - 0 vote(s).

Syndication :

Par Michèle Battisti

le 23/06/2012 à 11:29:39

Merci pour ces belles photos de cascades et bravo pour les globules rouges de compétition !

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Par michele

le 24/06/2012 à 22:47:06

alors Michèle, quand parts tu à ton tour? on sent que le virus du voyage est actif chez toi!

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Par Michèle Battisti

le 25/06/2012 à 09:24:17

Je n'ai ni le courage, ni l'énergie de Céline... Je suis voyageuse par procuration et c'est très agréable !

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