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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Bolivie
Date du message : 20/04/2012
Diaporama des photos de ce message
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 Sur la route pour Tupiza

Je vous avais laissé au matin du troisième jour de mon excursion, où je vous avais dit que je n’avais pas passé une super nuit. C’est vers 6h30 que nous nous sommes réveillés, pour avoir le temps de prendre notre petit-déjeuner avant de prendre le bus pour Sucre, qui pouvait passer entre 7h45 et 8h15. En attendant ce dernier sur la place du village de Potolo, nous avons distribué aux enfants les derniers fruits qu’il nous restait, et nous les avons ensuite observés aller à l’école. Contrairement à l’Amérique Centrale, les écoliers ne portent pas l’uniforme, mais juste une blouse. Sur la place, il y avait deux écoles : une pour les grands et une pour les petits. Ces derniers étaient vraiment trop trognons avec un sac qui faisait pratiquement leur taille et une blouse qui touchait presque par terre. Quand la sonnerie à retenti à 8h, tous n’étaient pas encore arrivés, loin de là. Pendant environ 10 à 15 minutes, on a vu des enfants sortir de tous les coins de rues en courant pour aller à l’école. Il y avait un type à la grille qui leur disait de se presser. Et chaque fois, alors qu’on croyait que c’était fini, un autre groupe d’enfants sortait de nulle part en courant. C’était vraiment marrant à voir.

Le bus, ou plutôt le minibus, est enfin arrivé vers 8h15. Nous avons mis tous nos sacs sur le toit et sommes montés à l’intérieur. Les sièges étaient plutôt confortables, si l’on exceptait le fait qu’il n’y avait quasiment pas de place pour les jambes. Les plus grands étaient obligés de se tordre. Le bus s’est ensuite mis en route à travers les chemins de montagnes en direction de Sucre. Au début, ça allait. Mais quand on a commencé à monter en lacet le long de ravins, je n’étais pas rassurée, même si le conducteur était très prudent. Je me disais qu’on n’était jamais à l’abri d’un glissement de terrain. D’autant plus que, par moment, la route était un peu penchée du côté du ravin. J’avais alors peur que le poids de ce qu’il y avait sur le toit ne nous fasse basculer. Nous sommes enfin arrivés au sommet de la montagne deux heures après, et il ne restait plus qu’une heure de route jusqu’à Sucre, toujours sur un chemin de terre, mais moins dangereux.

 

Nous sommes arrivés à Sucre vers 11h15. J’ai alors pu récupérer toutes mes affaires et entreprendre de refaire tout mon sac à l’agence. Les deux français m’ont attendue, car ils m’avaient proposée d’aller poser mes affaires à leur hôtel et d’aller manger au marché avec eux en attendant mon bus pour Tupiza, qui partait à 13h30. Pourquoi au marché ? Parce que c’est là que se trouve la nourriture traditionnelle pour vraiment pas cher. J’ai mangé une assiette pleine, avec de la viande, pour à peine 1¤. Bon, en fait, je l’ai même eu gratuite car ils m’ont payé mon repas pour me remercier de les avoir fournis en papier toilette le deuxième soir du tour, alors qu’on commençait à en manquer. Une fois le repas fini, je suis allée récupérer mes affaires à leur hôtel, et j’ai pris un taxi pour aller au terminal de bus car j’étais un peu short en temps, mais surtout parce que pour y arriver il fallait grimper une colline et qu’après deux jours de marche, je me sentais plus la force de hisser mon gros sac tout là-haut.

Quand je suis arrivée au terminal, j’ai découvert qu’il était organisé un peu comme un aéroport. Déjà, chaque compagnie de bus avait son comptoir auquel il fallait s’enregistrer, et où on pouvait aussi déposer nos bagages de soute qui étaient alors étiquetés. Ensuite, il fallait aller dans la zone d’attente, devant les différentes plateformes d’arrivées des bus. Enfin, avant de pouvoir passer sur le quai, il fallait payer une taxe d’utilisation du terminal (25 centimes d’Euro). Il ne manquait plus que la sécurité, et là je me serais vraiment crue dans un aéroport. L’endroit où j’avais déposé mon sac étant à l’étage au dessus des quais de bus, je me demandais bien comment ils allaient l’acheminer jusqu’ici. Mais avec une corde et un crochet tout simplement ! En fait, leur système est assez pratique. J’ai ensuite pu monter dans le bus, et j’ai découvert des sièges super confortables avec beaucoup d’espace pour les pieds. Même dans les bus français il n’y en a pas autant.

Le bus a démarré à l’heure, ce dont j’étais vraiment contente car je voulais éviter à tout prix d’arriver plus tard que l’heure prévue, déjà bien tardive. Nous avons commencé à grimper dans les montagnes au sud de Sucre à travers des routes en lacet, mais elles n’étaient pas aussi dangereuses que celles de ce matin, d’autant plus que le bus roulait côté montagne et non côté ravin. Au bout de 2h environ, nous nous sommes retrouvés en plaine, avant de recommencer à monter un peu juste avant d’arriver dans la ville de Potosi, après 3h de route. Ce que je ne savais pas et que je n’ai appris qu’hier, c’est que cette ville est située à 4100m d’altitude. Autrement dit, j’ai battu mon record d’altitude lors de ce voyage en bus. D’autant plus qu’après, il a encore monté un peu pour passer un col, donc on peut estimer que j’ai été à environ 4400m. Mais ce qui est surtout incroyable, c’est que je ne l’ai pas senti passer ! Pas de mal de tête, rien. C’est bien, ça veut dire que je me suis bien adaptée à l’altitude. Ce que j’ai senti en revanche, c’est le froid ! Jusqu’à Potosi, il y avait beaucoup de passagers dans le bus, et la plupart avaient ouvert leur fenêtre. J’avais beau avoir ma polaire et ma veste, j’avais encore froid aux jambes. Du coup, quand les personnes sont descendues à Potosi, je me suis empressée d’aller fermer toutes les fenêtres qui n’avaient plus de propriétaire. Mais, j’ai été incapable de fermer celle juste derrière moi. Ensuite, comme il s’est mis à pleuvoir, les autres fenêtres se sont fermées d’elles-mêmes quand les personnes ont commencé à se prendre des gouttes d’eau. Malheureusement, il restait toujours celle derrière moi, qui empêchait le bus de se réchauffer. Ce n’est qu’à la nuit tombée, quand l’aideur est venu mettre un film à la télé, que j’ai pu lui demander d’essayer de fermer la fenêtre. Après, ça allait déjà mieux mais ce n’était pas encore ça.

Vers 20h, le bus s’est arrêté 20 minutes dans une petite ville pour nous permettre de manger dans un comedor local. Je m’en serais bien passée car j’avais quelques gâteaux et je préférais que l’on trace vers Tupiza, mais bon… Du coup, j’ai mangé un petit hamburger pour la modique somme de 4 Bolivianos (40 centimes d’Euro), et j’ai attendu que le chauffeur et son aideur aient fini de manger eux aussi. Une fois que nous avons repris la route, je guettais à travers la nuit les lueurs d’une éventuelle ville, indiquant notre arrivée à Tupiza. En attendant, j’ai profité des étoiles, mais j’avais du mal à contenir mon impatience et mon inquiétude pour les événements à venir. On m’avait dit qu’il y aurait des taxis au terminal, et j’espérais vraiment que ce soit vrai car je n’avais pas envie d’écumer la ville à pied.

Enfin, vers 22h, j’ai aperçu les lumières de la ville, et nous sommes arrivés au terminal vers 22h15. Je ne voyais aucune voiture rouler dans la rue, et il y en avait juste deux garées près du terminal. Je n’étais pas sûre que ce soit des taxis, car ils n’étaient pas comme à Sucre, mais j’ai ensuite vu de petits autocollants avec marqué « Taxi » dessus, collés sur la vitre arrière. Deux choix. Ce n’était pas beaucoup, d’autant plus que j’étais assez méfiante par rapport au peu de garanties sur le fait qu’ils étaient de vrais taxis. Je me suis approchée du premier, et c’est un conducteur bourré qui m’a répondu qu’il ne connaissait pas mon hôtel. Je ne me suis donc pas attardée, et je suis allée voir le deuxième. Et là, oh surprise, c’était une femme au volant ! En gros, tout ce dont j’avais besoin pour me rassurer. Elle non plus ne connaissait pas mon hôtel, mais comme j’avais l’adresse, elle était disposée à essayer de le trouver pour moi. Cependant, l’adresse n’était pas bien précise : « Calle Paraguay # 7 ». Or, cette fameuse rue, elle courrait sur presque sur toute la longueur de la ville. Quand aux numéros, s’ils existent administrativement, ils ne sont absolument pas présents sur les murs des maisons. En pleine nuit, nous avons donc entrepris de parcourir cette rue de long en large, mais sans trouver le fameux hôtel. Je commençais à désespérer car trouver un autre hôtel à cette heure-ci, pas au courant de mon arrivée, n’allait pas être chose aisée. La femme a été d’une aide admirable. Elle ne s’est jamais plainte, alors que nous avons tourné presque une demi-heure comme ça. Finalement, on a trouvé un poste de police sur le chemin, alors elle est allée demander s’ils connaissaient l’hôtel. Heureusement, c’était le cas, et ils lui ont expliquée comment y aller. 5 minutes après, elle se garait devant l’hôtel. Je ne vous dis pas comme j’étais rassurée en le voyant enfin ! Ma chauffeuse de taxi a vraiment été extra. En plus, elle a accepté d’attendre que quelqu’un vienne m’ouvrir avant de partir. Et à aucun moment, elle ne m’a dit que tout ça allait me coûter plus que le prix qu’on avait convenu au départ. Bien entendu, je l’ai quand même payée bien plus, m’ai j’ai trouvé ça admirable. On peut dire que j’ai eu de la chance : tomber sur l’une des seules femmes de toute la Bolivie conduisant un taxi !

Je n’ai pas eu à attendre longtemps qu’on vienne m’ouvrir, les gérants de l’hôtel ayant entendu arriver le taxi. Il se trouve qu’en fait, ils ne m’attendaient pas avant le lendemain. Même s’ils avaient répondu à mon email disant que j’arriverais plus tôt, ils n’avaient visiblement pas enregistré l’information. Du coup, ils étaient embêtés car il ne restait plus de chambre avec salle de bain privée pour cette nuit, conformément à ce que j’avais réservé. Je m’attendais déjà à devoir dormir sur le canapé quand ils m’ont dit qu’ils avaient quand même une chambre avec salle de bain partagée et que je pourrais changer le lendemain matin. Je les ai tout de suite rassurés en leur disant que ça me convenait parfaitement, du moment que j’avais un lit. Je suis ensuite rapidement allée me coucher, fatiguée de toutes ces émotions de la journée.

 

P.S : Comme promis, vous trouverez avec ce message les photos de mon deuxième jour de trek près de Sucre.



Etapes :
Potolo
Sucre
Tupiza

Note: 0/5 - 0 vote(s).

Syndication :

Par maman

le 20/04/2012 à 23:49:52

dis donc tu deviens un peu téméraire dans tes déplacements;je ne comprends pas pourquoi tu n'es pas partie pour Tupiza tranquillement le lendemain matin afin de ne pas risquer de te retrouver seule la nuit dehors! et le 1er matin du trek,quand tu as du rejoindre l'agence à pied par les rues "pas dangereuses"...moi j'entends juste qu'il y en a donc qui le sont!

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Par Celine Cetre

le 21/04/2012 à 00:01:00

Crois-moi, j'aurais préféré comme tu le dis partir tranquillement le lendemain matin. Sauf que comme je l'avais dit dans un précédent message je crois, je n'avais pas le choix. C'était soit ça soit arriver à 3h du matin. Tu préfères quoi ?
Concernant l'agence, ce n'est pas tant que les autres rues étaient dangereuses, mais qu'il pouvait y avoir des mecs bourrés qui y circulait. Mais j'avais bien demandé, on m'avait dit de ne pas m'inquiéter, qu'il n'y avait pas de risque majeur (en tous cas pas plus qu'en France à la même heure).

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