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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Chili
Date du message : 08/08/2012
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 San Pedro de Atacama

Depuis San Pedro de Atacama, les agences proposent trois tours différents dans les environs. Pour ma part, je ne pouvais en faire qu’un seul puisque je n’avais donc que la journée de Samedi avant de repartir. Le premier était d’aller voir un geyser puis d’aller se baigner dans des sources d’eau chaude. Cependant, il est déconseillé de faire ce tour juste après d’être arrivé, car il implique de monter à très haute altitude. Je pouvais donc déjà écarter celui-là. Le second était une visite de lagunes des environs ainsi que du Salar d’Atacama, et le troisième était une visite de la Vallée de la Lune et de la Vallée de la Mort au moment du coucher de soleil. J’ai donc demandé quelles étaient les particularités de chaque tour pour me décider. On m’a expliqué que le tour des lagunes était plus beau que celui des vallées, mais que le coucher de soleil donnait des couleurs extras qui étaient magnifiques à voir. Mais ces couleurs là, je les avaient justement vues depuis le bus qui m’a emmené à San Pedro de Atacama. Je n’avais certes pas vu les vallées, mais du coup j’avais peur de voir quelque chose de déjà vu la veille et de louper quelque chose avec le Salar d’Atacama. J’ai donc finalement choisi le tour des lagunes. 


C’est donc dès 6h que je me suis levée ce samedi matin, pour pouvoir être prête à 6h30 quand le minibus du tour devait venir me chercher à l’hôtel. Il était dur de sortir du lit, car à cette heure-ci le soleil n’était pas encore levé et la température était donc très fraiche. Quand le minibus est arrivé, il y avait déjà un certain nombre de gens dedans, dont une femme française qui était accompagnée de deux autres personnes. Dès le début, elle n’a fait que râler. En effet, cela faisait déjà visiblement un certain temps qu’elle était dans la voiture et le fait qu’on doive encore aller chercher d’autres personnes à leur hôtel l’agaçait profondément. Et ensuite, ça a continué. Elle trouvait à redire sur tout. Je me disais alors que la réputation de râleur des français n’était peut-être pas si injustifiée que ça. 

Après avoir récupéré tout le monde, nous nous sommes engagés sur une route tout aussi droite que celles que j’avais empruntées la veille mais, très vite, un peu de végétation est apparue sur le bord de la route, ce dont je m’étonnais beaucoup car le désert d’Atacama est le désert le plus aride au monde (eh non, il ne s’agit pas du Sahara). Je me disais donc que ce n’était peut-être pas vrai, que les gens exagéraient à ce sujet. Mais en fait non. La présence de végétation ici tenait à deux facteurs. Déjà, si ce désert est le plus aride au monde, il n’est pas le plus sec. Cela peut paraitre paradoxal car on a souvent tendance à confondre ces deux notions. Mais leur définition n’est pas exactement la même. Aride est un terme qui défini la différence entre la pluviométrie et l’évaporation potentielle d’un endroit (en imaginant qu’il y ait de l’eau). Quand à sec, on sait tous ce que ça veut dire. Donc, en gros, le désert d’Atacama est l’endroit où il y a le plus de différence négative entre l’évaporation potentielle d’eau et la pluviométrie (des enfants vivants dans cette région n’ont jamais vu la pluie !), mais il n’est pas tout à fait sec. D’où vient cette eau ? Tout simplement des glaciers de la Cordillère des Andes qui sont juste à côté. Enfin, la deuxième raison à la présence de végétation, c’est que l’on était déjà plus au c½ur du désert, mais en partie sur l’Altiplano des Andes. Quand j’ai compris ça, j’ai commencé à me dire que le tour que je faisais n’était peut-être pas le plus typique de ce qui se fait à Atacama. 

Mais tant que j’étais là, je comptais bien en profiter. Pour ça, il fallait d’abord que le soleil se lève pour que les couleurs se révèlent à moi, mais aussi pour que je puisse me réchauffer un peu. Ce fût le cas quand nous nous sommes arrêtés dans un petit village pour prendre notre petit-déjeuner. Le soleil a alors bien eu le temps de faire son apparition et, quand nous sommes repartis, les couleurs étaient splendides. Ce n’était peut-être pas le vrai désert, mais c’était en tous cas magnifique. En plus, j’étais tout devant dans la voiture, donc j’avais la vue panoramique. 

Nous avons encore roulé un peu avant d’atteindre l’endroit où se situaient les lagunes, au pied des montagnes. Les reflets étaient très beaux, mais cela ressemblait quand même beaucoup aux lagunes que j’avais pu voir en Bolivie. Il faut dire que je n’étais pas loin de la frontière. Par moment, je pouvais voir les montagnes au pied desquelles je me trouvais il y a quelques mois seulement, mais de l’autre côté. La française, elle, était toujours en train de râler pour des petites choses insignifiantes. C’est pourquoi j’ai été très surprise, alors que nous repartions des lagunes, de l’entendre enfin dire quelque chose de positif. En effet, nous allions passer tout près de vicuñas, ces camélidés sauvages de la même famille que le lama, que j’avais déjà pu observer en Bolivie (jamais d’aussi près cependant). 

Les lagunes étaient le point le plus loin de San Pedro de Atacama où nous allions aller, et c’est donc sur le chemin du retour que nous sommes allés voir le Salar d’Atacama. Il me semble que ce salar fait par contre bel et bien partie intégrante du désert d’Atacama. Nous avions déjà pu l’observer de loin à l’aller, car nous l’avons longé une bonne partie du chemin. Mais cette fois-ci, il s’agissait de s’en approcher et de rentrer dedans. Ce salar était complètement différent de celui que j’avais pu voir en Bolivie. En effet, alors que le Salar d’Uyuni est complètement lisse, la surface de celui-ci est composée de sorte de blocs de sel ressemblants à de la pierre poreuse. Il y a aussi quelques petites lagunes en son centre, où vivent des flamands roses. Mais ce qui était très intéressant, c’est que comme il s’agit d’une terre volcanique, le sol est composé de nombreux minéraux qui donnent une couleur au sel et à la boue autour de l’eau. Quand on est arrivé là-bas, le froid était bel et bien fini, et je me suis rapidement retrouvée en T-shirt. Quand on sait que le matin même j’avais les gants et le bonnet, ce n’est pas rien. Mais le climat est ainsi ici, et on ne le changera pas (ou bien si, mais pas volontairement en tous cas). 

Ce qui m’a un peu énervée, c’est que d’un seul coup j’ai senti notre guide très pressé. Déjà qu’il avait du mal à répondre à nos question et que je trouvais ça un peu limite… Alors que je voulais prendre mon temps pour prendre des photos, il fallait qu’on se dépêche d’aller à un endroit pour qu’il puisse nous donner ses explications. Même s’il nous disait qu’on aurait le temps de prendre nos photos après, ça m’énervait. Il nous a alors fait un speech assez long en espagnol, avant de nous dire qu’il nous restait 15 minutes de temps libre avant de repartir. Ensuite, comme il y avait un couple d’anglais qui ne comprenait pas l’espagnol, il leur a refait le même speech en privé en anglais. Le problème, c’est que son anglais est absolument horrible. Les anglais n’ont donc même pas compris la moitié de ce qu’il disait. Et ensuite, alors qu’il avait parlé pendant 10 minutes, ils lui ont demandé combien de temps il leur restait pour prendre leurs photos, et bien sûr il leur a répondu 5 minutes. Du coup, ils n’ont même pas attendu qu’il ait fini et ils se sont barrés pour prendre leurs photos. Comme c’était moi qui les prenais en photo et eux qui me prenaient, je les attendaient pour qu’on puisse commencer la séance. Bien entendu, nous n’avons pas du tout pris en compte ses instructions de temps complètement abracadabrantes pour ce qui est supposé être l’un des points phares du tour, et nous avons pris tout le temps dont nous avions besoin. Et là où ça devient encore plus débile, c’est qu’un peu plus loin nous nous sommes arrêtés dans un petit village dont le seul intérêt était son église, et que là nous avons eu une demi-heure de quartier libre. Mais en fait, c’était surtout parce que là-bas il y avait des boutiques de souvenirs, et qu’il fallait bien faire marcher le commerce. Après, nous avons repris notre route toute droite en direction de San Pedro de Atacama, et pour être assise devant juste à côté de lui, je peux vous dire que notre guide paraissait très pressé de rentrer. Il n’arrêtait pas de souffler, et ne faisait absolument aucun effort pour essayer de nous faire croire qu’il aimait ce qu’il faisait. Pour moi, cela paraissait évident que les touristes ce n’était pas sa tasse de thé, et que devoir les promener partout, ça l’était encore moins. Mais le pompon est arrivé une fois à San Pedro de Atacama. Là, il devait déposer un groupe de touristes à un endroit, mais visiblement il n’avait pas bien compris où. Et quand ils lui on expliqué que ce n’était pas ici et qu’il a dû légèrement revenir en arrière, j’ai cru qu’il allait péter un câble. Sa conduite est devenue complètement nerveuse, et il faisait crisser les pneus en tournant. C’était vraiment du grand n’importe quoi. 

À part le guide, cette journée a été agréable, et ce que j’ai pu voir était très beau. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher d’avoir quelques regrets de ne pas avoir pris le tour des vallées de la Lune et de la Mort, qui était peut-être en fin de compte quelque chose d’encore plus typique du coin. En tous cas, ce tour là se situait à coup sûr dans ce qui est considéré comme le désert d’Atacama. Mais en même temps, comme j’avais traversé ce désert en bus la veille, ça atténuait mon regret. En fait, ce qui m’agaçait le plus, c’est que je trouvais que le prix que j’ai payé était un peu cher par rapport à ce que l’on a fait, même si c’était très beau. Et cela fait longtemps que j’ai compris un truc : moins c’est cher, plus c’est beau. 


C’est sur cette dernière note que s’achevait ma découverte du Chili, puisque le lendemain j’ai pris le bus pour retourner en Argentine, ce que je vous raconterai dans le prochain message. Globalement, je suis très satisfaite de mon séjour au Chili, si l’on excepte que j’y ai dépensé beaucoup trop d’argent. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en y allant. Tout ce dont j’avais entendu parler, c’était le désert d’Atacama. Mais en fait, ce qui m’a le plus marqué et ce que j’ai aimé le plus, ce fût ma découverte de Valparaiso, et je ne m’y attendais vraiment pas. Mais peut-être est-ce parce que c’est ce qui m’a le moins coûté… L’esprit est ainsi fait.


Etapes :
San Pedro de Atacama
Laguna Miscanti
Laguna Miñiques

Note: 0/5 - 0 vote(s).

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Par maman

le 09/08/2012 à 22:48:01

mais dis donc, le Française t'a contaminée, tu râles dans ce message! en tous cas quand tu dis "moins c'est cher, plus c'est beau", je comprends bien. C'est aussi pour cela qu'on a du plaisir à acheter dans les vide greniers.. Et en ce qui concerne Valparaiso, je pense que c'est surtout le fait de ne pas savoir que tu allais voir ce genre de ville qui t'a permis de plus apprécier

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Par Celine Cetre

le 10/08/2012 à 01:12:36

lol Oui c'est vrai, on pourrait dire ça, mais le guide était vraiment exaspérant. Mais après tout, je ne vais pas toujours dire que tout est bien et que tout est magnifique juste pour vous faire plaisir. Je ne fais que retranscrire la réalité de ce que j'ai vécu. Il y a des moments mieux que d'autres. Mais encore une fois, ce que j'ai vu lors de ce tour était tout à fait sublime.

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Par véro

le 10/08/2012 à 01:04:51

Tu philosophes sur l'esprit humain maintenant !!
Moins c'est cher , plus c'est beau ... tu te rappelles que j'ai failli acheter sur le bon coin un magnifique camping car tout équipé pour 1200 euros livré à domicile ?!!! Mais même Tinou m'en a dissuadée tellement il trouvait ça louche !!

Bon vent
Véro

PS : je me suis achetée une magnifique casquette Lafuma avec un voile à l'arrière pour affronter les chaleurs tropicales et les régions arides ( à ne pas confondre avec sèches ) ... peut être la première étape vers une vie de baroudeuse à la retraite ...ou plus modestement de randonneuse !

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Par Celine Cetre

le 10/08/2012 à 01:15:20

Ces casquettes sot super pratiques, mais je n'en troquerait pas une contre mon chapeau. Cependant, si je ne l'avais pas, c'est surement un accessoire qui ferait partie de ma panoplie.

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