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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Colombie
Date du message : 26/06/2012
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 Premiers pas en Colombie

Colombie. Voilà un mot qui fait peur. Les associations qui nous viennent à l’esprit à l’évocation de ce pays ne sont pas des plus flatteuses. Il est donc d’autant plus difficile d’imaginer la Colombie en destination touristique. Et pourtant, il s’agit bel et bien d’un pays de plus en plus à la mode. En effet, les problèmes qui rendaient le pays dangereux ont maintenant pour la plupart été réglés. Pour un touriste, la Colombie n’est aujourd’hui pas plus dangereuse que les autres pays d’Amérique de Sud. Mais ça, ce n’est encore pas de notoriété publique. Et pour cause : il suffit de regarder le site du gouvernement français avec les conseils pays par pays. Pour chacun, il y  une petite carte de couleur pour indiquer aux futurs voyageurs les endroits à éviter dans chaque pays. En rouge, ce sont les zones où il ne faut pas mettre les pieds, en orange celles uniquement pour des raisons professionnelles impératives, et en vert celles qui sont OK. C’est bien simple, sur la carte de le Colombie, le vert est quasiment absent et presque tout le pays est plongé dans un rouge sang. Autant vous dire que c’est dans cette partie rouge que je me situe actuellement. Pourtant, le rouge est presque absent dans les autres pays (excepté au niveau des frontières avec… la Colombie). Alors forcément, n’importe quel voyageur prend peur en voyant ça. 

C’est d’ailleurs entre autre pour cette raison qu’en commençant mon voyage je n’étais pas sûre d’aller en Colombie. Je me suis dit que je déciderai au dernier moment, en fonction de ce que me dirons les personnes que je rencontrerais et qui y auront déjà été. Et je peux vous dire que ça fait déjà un bon moment que je savais que, finalement, j’irais là-bas. Tous, je dis bien TOUS, les voyageurs y ayant été et que j’ai rencontré m’ont dit que c’était un pays magnifique qui ne mérite absolument pas sa réputation. En gros, que ceux qui le zappent à cause de ça sont bien bêtes. 

Ce que je ne savais pas en revanche, c’était le degré de sécurité au niveau des frontières. En effet, les personnes que j’avais rencontrées jusqu’à présent n’avaient jamais franchi la frontière colombienne en bus. Ils avaient à chaque fois pris l’avion ou le bateau (pour aller au Panama). J’attendais donc d’avoir plus d’infos à ce sujet avant de décider de mon moyen de transport pour entrer dans le pays. Ces infos, j’ai fini par les avoir en Equateur de la part de personnes venant de la Colombie, dans le sens inverse au mien. Apparemment, il n’y avait pas de risque majeur en bus. Je n’ai cependant pas réussi à avoir LA réponse qui m’aurait rassurée complètement. Mais c’est bel et bien en bus que j’ai décidé de franchir la frontière, où plutôt à pied, car les bus internationaux vers la Colombie n’existent pas depuis Otavalo. Et ceux qui partent de Quito vont jusqu’à Bogota et de nuit, ce qui à mon sens est encore plus dangereux. Car si j’ai bien compris une chose sur la Colombie, c’est que les bus de jour, ça va, mais qu’il y a encore trop de bus qui se font dépouiller la nuit pour je prenne le risque. 


À la base, je devais franchir cette frontière seule, mais la veille de partir d’Otavalo j’ai rencontré une américaine, seule elle aussi, qui comptait la franchir comme moi le lendemain. On a donc décidé d’y aller ensemble pour plus de sécurité. Cela nous permettrait aussi de partager les frais de taxis, car les villes de chaque côté de la frontière étaient à chaque fois quelques kilomètres plus loin. 

Dès 7h20 du matin, nous étions dans le bus qui devait nous emmener jusqu’à Tulcán, la ville frontière équatorienne. 3h de bus au programme, mais tout s’est bien passé. Une fois là-bas, nous avons tout de suite pris un taxi depuis le terminal de bus pour parcourir les 6,5km restant jusqu’à la frontière, où nous sommes arrivées quelques minutes plus tard. Il a ensuite fallu faire la queue pour obtenir le tampon de sortie équatorien, et nous étions ensuite libres de traverser la frontière, symbolisée par un pont. C’était quand même quelque chose de se dire qu’on était en train d’entrer en Colombie ! En plus, il y avait un grand panneau « Bienvenidos a Colombia » pour nous le rappeler. Une nouvelle queue plus tard, du côté colombien cette fois-ci, nous avions notre tampon d’entrée valable pour 90 jours. Au niveau de l’immigration, il y avait un office de tourisme (la première que j’en voyais un au niveau d’une frontière terrestre) qui nous a donné à chacune une gros guide touristique sur le pays, gratuitement. Le guide en question n’était même pas sponsorisé par la pub ! On voit qu’ils font tout pour faire venir les touristes. Et le titre du livre, je le trouve magnifique : « Colombia, the only risk is wanting to stay » (Colombie, le seul risque est de vouloir rester). 

Nous avons ensuite pris un taxi partagé pour aller à Ipiales, la ville frontière Colombienne. Le principe du taxi partagé, c’est qu’on attend que les 4 places du taxi soient remplies pour pouvoir partir. Comme ça, le prix par personne est réduit. Les taxis en question ne vont pas n’importe où, ils ont chacun leur destination. 

Une fois au terminal de bus, au lieu de continuer notre voyage plus en avant dans le pays, nous avons mis tous nos bagages dans la consigne officielle, et c’est plus légères que nous avons pris un nouveau taxi partagé en direction du seul endroit intéressant du coin mais immanquable : tout simplement l’église avec probablement le cadre le plus incroyable de tout le continent sud-américain. Celle-ci était située à environ 15 minutes de route de la ville, sur un pont surplombant une gorge. C’était impressionnant ! Nous n’avons ensuite pas trainé pour partir le plus tôt possible. En effet, si moi j’allais à Pasto, une ville situé juste deux heures de route plus loin, ma camarade de voyage allait jusqu’à Popayán, une autre ville située à 8h de route. Popayán était en fait celle qui m’intéressait moi aussi, mais si je pouvais éviter d’arriver à 9h du soir, ça m’arrangeait bien. Dès le départ, j’avais donc prévu de faire étape une nuit à Pasto. Comme celle-ci est située sur le chemin de Popayán, nous avons pu prendre le même bus, et c’est vers 15h, quand celui-ci est arrivé à Pasto, que nous nous sommes dit au revoir. Avant ça, nous avons longé presque tout du long une gorge absolument splendide. La Colombie, ça promet ! 

Un taxi plus tard, je suis arrivée à mon hôtel, et je suis tout de suite allée retirer un peu d’argent car je venais de dépenser le dernier de mes Pesos colombiens que j’avais échangé à la frontière contre 11$. J’ai retiré 300 000 Pesos au distributeur, le maximum disponible. Il me semble que j’ai battu mon record qui datait jusqu’à présent du Costa Rica. Ça fait beaucoup de Pesos ! Et pourtant, ça ne représente même pas 150¤. 


Le lendemain matin, je suis retournée au terminal de bus pour me rendre à Popayán cette fois-ci. 6h de bus au programme, durant lesquelles nous avons comme d’habitude enchaîné les petites routes de montagnes qui tournent dans tous les sens. À un moment donné, nous avons de nouveau longé un superbe canyon, mais je n’ai pas réussi à bien profiter du paysage dans la deuxième partie du voyage car j’ai été assaillie par un bon mal de tête. J’avais hâte que ça se finisse, d’autant plus que je commençais à avoir faim. 

Sur le chemin, on s’est fait contrôler deux fois par des militaires. La première fois, ils ont récupéré les cartes d’identités de tous les passagers pour faire je ne sais quoi avec, mais pas mon passeport. Ils n’y ont même pas jeté un coup d’½il pour voir si mon autorisation de séjour était valable. En revanche, ils ont fait passer tous les sacs de soute sous le nez du chien renifleur de drogue. Même si je savais que je n’en avais pas dans le mien, on n’est jamais tranquille dans ce genre de cas car on n’est pas à l’abri de quelqu’un qui aurait glissé quelque chose dedans. Et ici, ce n’est pas une amende qu’on si on transporte de la drogue. C’est prison direct. Heureusement, tout c’est bien passé. La seconde fois, ils ont juste vérifié les sacs. En même temps, il y avait une petite voiture d’arrêtée, et par contre celle-là, je peux vous dire qu’ils la fouillaient de fond en comble. Ils retournaient tout ! 

Nous sommes arrivés à Popayán vers 15h15. J’étais affamée, mais j’ai encore dû attendre d’arriver jusqu’à mon hôtel, à 10-15 minutes de marche du terminal. Il faisait gris à ce moment là, et plus tard il s’est même mis à pleuvoir. Mais c’est normal, car en Colombie on est encore sur la fin de la saison des pluies.



Etapes :
Ipiales
Las Lajas
Pasto
Popayán

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Syndication :

Par véro

le 27/06/2012 à 09:12:23

Céline,
Tu as quand même souvent mal à la tête ... tu n'as pas toujours sur toi un comprimé de doliprane 1000 ou d'advil 400 ? Si je peux te donner un conseil, il vaudrait mieux que tu le prennes dès que tu sens le mal de tête insidieux arriver, pour l'enrayer, parce parfois c'est plus difficile de s'en débarrasser après. Donc d'avoir un comprimé en poche !
Sois prudente, et surtout ne laisse pas une seconde ton sac tout seul, mais il me semble lire à travers les lignes que tu es vigilante !!
PS: le site de l'Eglise est incroyable !!

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Par Celine Cetre

le 27/06/2012 à 15:01:59

Ben, en fait j'avais de l'Ibuprophène, mais je n'avais rien a manger pour le prendre avec. La prochaine fois, je prendrais plutôt du doliprane avec moi.
Sinon, ce que je n'aime pas dans ces bus colombiens, c'est que la soute à bagage est à l'arrière du bus. Elle est fermée à clé, donc pas de problème quand le bus s'arrête à un feu rouge, mais quand quelqu'un descend et récupère son sac, on ne peut pas voir ce qui se passe à l'arrière depuis le bus, car il n'y a pas de vitre arrière.

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Par véro

le 27/06/2012 à 23:01:50

Si tu n'en prends qu'une seule fois, tu peux prendre de l'ibuprofène même à jeun..
Tu n'as pas la possibilité pour les voyages en bus de mettre un petit cadenas sur la poche principale du sac à dos ?
Bon, on va pas psychoter, l'essentiel est que tu voies de belles choses dans ce pays et que tout se passe bien!

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Par Celine Cetre

le 28/06/2012 à 02:43:03

Je savais pas ça pour l'ibuprophène. C'est cool.
Sinon, non, je ne peux pas mettre de petit cadenas, tout simplement car un sac à dos ne se ferme pas avec une fermeture éclair.

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