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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Argentine
Date du message : 03/10/2012
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 Le retour à Buenos Aires

Bon, je crois qu’il est temps pour moi d’arrêter de faire la langue de bois avec vous. Vous l’avez certainement remarqué, ces derniers temps j’ai considérablement ralenti le rythme, et je suis restée beaucoup plus longtemps que d’habitude aux différents endroits où j’ai été. Il y a une raison à cela : mon aventure en Amérique Latine allait bientôt toucher à sa fin. Attention, je dis bien en Amérique Latine. J’en vois déjà qui s’imaginent que je serais demain en France, mais non. Car en fait, il y a encore un pays dans lequel il me faut aller : le Canada. Qu’est-ce que c’est que cette nouveauté ? En fait, ce n’est pas nouveau. Ça fait longtemps que je savais que j’allais aller au Canada avant de rentrer. La raison est tout simple : ma s½ur Sophie est partie faire ses études là-bas, à Vancouver pour être exacte, pendant deux ans. Cela fait un an que je ne l’ai pas vue, donc il était important pour moi d’aller la voir avant de rentrer. Alors tant qu’à faire, autant visiter le pays ! Pour ce faire, j’avais donc acheté un billet d’avion en partance de Buenos Aires depuis déjà un certain temps maintenant. J’avais essayé de calculer environ à quelle date j’aurais fini ma boucle, tout en ajoutant quelques jours de marge. Au final, je suis allée plus vite que prévu. Avec les jours de marge, cela faisait donc un certain nombre de jours que j’ai pu me permettre de passer en plus dans certaines villes sur la fin.

 

Mon arrivée à Buenos Aires s’est faite le lundi, et mon avion devait décoller le vendredi. J’avais donc encore quelques jours devant moi : trois jours complets pour être exacte. J’avais prévu d’en passer un à échanger des sous et à acheter quelques derniers souvenirs d’Amérique Latine, un avec Juan, et un avec une autre amie à moi qui est aussi de Buenos Aires : Vanina.

Le plus urgent, c’était les sous. Comme j’avais dépensé quasiment tous les pesos argentins qu’il me restait pour acheter le billet de bateau, j’en avais urgemment besoin. En temps normal, quand j’ai besoin de sous, je vais à un distributeur et je retire l’argent. Mais là, je n’allais pas rester longtemps, et prendre des sous aux distributeurs argentins revient horriblement cher. Cela faisait longtemps que j’avais prévu le coup cependant, en gardant bien des reals brésiliens et des dollars pour pouvoir les échanger. C’était beaucoup plus intéressant, car avec le contrôle monétaire imposé par le gouvernement, un grand réseau de change au noir s’est développé en Argentine. Le taux de change de pesos à dollars est carrément désavantageux pour les pauvres argentins qui n’ont pas le choix, mais pour quelqu’un comme moi qui veux faire l’inverse, là c’est vraiment très intéressant. Imaginez. Si je vais dans une banque, on me donne 4,5 pesos pour un dollar. Au noir, on me donne jusqu’à 6 pesos pour la même somme ! Rien à voir ! Reste donc à savoir où aller et comment s’y prendre. Ce n’est pas le genre de chose qu’il faut demander à n’importe qui dans la rue, mais Marina, la responsable de mon hôtel, m’a indiqué dans quelle rue aller. Une fois dans la rue, il faut repérer les gars qui attendent sur le bord en lançant de temps en temps de discrets « cambio ». Quand j’en ai eu repéré un, je l’ai abordé discrètement en lui demandant ses taux de change pour chaque monnaie que j’avais. Jusque là, tout allait bien, je maîtrisais. Le problème, c’est que je n’avais aucune idée quand à la manière de procéder une fois que j’avais accepté. Je m’apprêtais à sortir mes sous quand le type m’a stoppée d’un geste et m’a fait signe de le suivre. Ensuite, je suis entrée dans une autre dimension. Un truc comme dans les films. Le type m’a fait monter dans un ascenseur, et je me suis retrouvée à l’étage d’un immeuble tout ce qu’il y a de plus classique. Puis, il a toqué à une porte et a donné un mot de passe à un autre gars derrière la porte. Celui-ci a ensuite déverrouillé tous les loquets pour que je puisse entrer dans ce qui était un véritable bureau de change clandestin. Ici, ils ne demandent pas de carte d’identité, rien du tout. Tu donnes tes sous, ils te donnent le change, et c’est fait. C’était intéressant comme expérience. J’avais donc maintenant assez d’argent en poche pour survivre les quelques jours qu’il me restait là-bas.

Dès le soir de mon premier jour, il s’est mis à pleuvoir des cordes sur Buenos Aires. L’eau passait même à travers le toit à certains endroits. Tout cela était la suite logique au vent de malade qui s’était levé quelques jours plus tôt. Je ne le savais pas encore, mais le pire de la tourmente avait alors lieu à Montevideo, où j’étais encore quelques jours avant. Là-bas, c’était carrément des tornades qu’il y avait ! Enfin bref, c’était le déluge. Mais pire que ça, la température a chuté en conséquence. Dès le lendemain, il fallait remettre les gants ! C’est donc couvert comme au beau milieu de l’hiver que je suis partie visiter La Plata avec Juan.

La Plata, c’est une ville qui est presque collée à Buenos Aires. Pour y aller, on peut prendre le train urbain qui va jusque là-bas. Ce n’est vraiment pas cher. Ça ne coûte même pas 50 centimes pour faire un aller simple, alors que le trajet dure une heure. Pour vous donner une comparaison, ça coûte même moins cher qu’un ticket de métro. Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris pourquoi. Enfin bref, nous avons pris ce train qui est encore pire que les RER de Paris, et une heure plus tard nous étions à La Plata. Nous sommes allés voir le musée de Sciences Naturelles. Normalement, l’entrée coûte un euro, mais comme la guichetière n’était pas là le vigile nous a dit de passer sans payer. C’est cool l’Amérique Latine ! Après, nous avons marché pendant une bonne vingtaine de minute pour aller voir la Cathédrale qui est d’ailleurs très belle, puis nous avons fait demi-tour pour retourner à la gare. Au final, on aura quand même passé tout l’après-midi là-bas et ce n’est que vers 20h du soir que nous avons été de retour à Buenos Aires. C’était dommage qu’il fasse aussi froid car on a vraiment passé presque toute la journée dehors. Et ne vous dites pas que dans le train il faisait meilleur, car je le dis une fois de plus, rien à voir avec les trains français. Il y avait des fenêtres qui ne se fermaient plus, donc qui laissaient tout l’air glacé s’engouffrer, et les portes n’étaient pas automatiques. En gros, si la personne qui montait dans le train ne fermait pas la porte, eh ben elle restait ouverte. Après, ce qui était marrant c’est que, comme dans les bus d’Amérique Centrale, il y avait des vendeurs ambulants qui passaient pour vendre de la bouffe, des chaussettes,… La palme reste quand même pour le vendeur de brosses à dents (et qui arrivait à les vendre) que j’ai une fois vu dans un bus, mais je ne sais plus dans quel pays c’était.

Enfin, mon dernier jour complet à Buenos Aires et en Amérique Latine est arrivé. Comme je vous l’ai dit, c’est avec Vanina que je l’ai passé. Il s’agit d’une Argentine qui vit à Buenos Aires et que j’ai rencontrée lors de mon séjour à Cordoba. Elle travaille dans l’histoire de l’art ou un truc comme ça, donc elle est super calée sur tout ce qui est historique. Quand elle m’a emmenée me balader dans le quartier Recoleta de Buenos Aires, elle a donc pu me raconter des tas d’anecdotes. On est allées dans un cimetière un peu dans le genre Père Lachaise, et elle connaissait l’histoire du décès des gens enterrés ici beaucoup mieux que ce qu’on pourrait attendre de n’importe qui. Elle savait même où se trouvaient les tombes ! Elle pouvait aussi me dire l’histoire liée à certaines sculptures présentent sur les mausolées et encore bien d’autres choses. Bref, on a un peu trainé dans ce quartier avant qu’il ne soit temps pour moi de retourner à l’hôtel.

 

Tout au long de mes derniers jours à Buenos Aires, je me suis sentie toute bizarre à l’idée de clôturer la partie « Amérique Latine » de mon voyage. J’avais l’impression d’une page qui se tournait. Vous le savez surement, ça fait déjà un moment que j’attends avec impatience le moment de rentrer en France, même si voyager et découvrir de nouvelles choses m’intéresse toujours autant. Mais du coup, je ne peux m’empêcher de compter les jours avant chaque étape me rapprochant de mon retour. Mon départ pour le Canada en est bien sûr une, et je peux vous dire que je faisais le décompte des jours dans ma tête chaque matin en me levant depuis environ une quinzaine de jours. Mais dans les 4 jours qui ont précédés mon départ, j’ai bizarrement arrêté de compter. J’ai ressenti quelque chose de puissant en moi, une force qui fait que j’avais envie d’être à deux endroits en même temps, et qui m’a rendue presque stressée et angoissée à l’idée de partir. Ça peut paraître paradoxal, mais c’est ce que je ressentais. J’avais des décharges d’adrénaline à chaque fois que je laissais aller mon esprit à penser à ça, donc j’essayais de ne pas trop y penser pour garder mon calme.

Mais éventuellement, le jour de mon départ pour le Canada a quand même fini par arriver. L’avion partait à 16h, et j’avais ma navette pour l’aéroport qui devait venir me chercher à 12h50. Après m’être levée, j’ai donc fait mon sac puis j’ai attendu. Vers 12h30, j’ai décidé qu’il était temps de boucler définitivement mon sac pour être prête, mais la navette est arrivée juste à ce moment là. Quand Marina m’a dit que la navette était là, elle m’a entendue m’exclamer « Mais, je ne suis pas prête ! ». Elle pensait que je parlais de mon sac et m’a donc dit de ne pas m’inquiéter et de prendre mon temps. Sauf que ce n’était pas de mon sac que je parlais. Je savais qu’en 30 secondes j’aurais tout mis dedans. Non, ce que je voulais dire, c’est que je n’étais pas prête d’un point de vue psychologique à partir. Je comptais utiliser les 20 minutes sensées me rester pour faire le vide et dire au revoir à tout ça dans ma tête. Mais là, c’était… BAM ! Il faut y aller ! J’étais presque en panique, du coup je n’ai même pas dit au revoir à tout le monde tellement j’avais la tête à l’envers. J’ai tout de même pu utiliser le temps du transfert jusqu’à l’aéroport pour me remettre les idées à l’endroit, mais ce n’était pas pareil.

 

Je vous raconterais mon voyage vers le Canada dans mon prochain message. En attendant, sachez que j’ai enfin récupéré l’argent que j’avais perdu suite au clonage de ma carte bancaire, donc ce chapitre là est clos.



Etapes :
Buenos Aires
San Telmo
La Plata
Recoleta
Ezeiza

Note: 0/5 - 0 vote(s).

Syndication :

Par Michèle Battisti

le 06/10/2012 à 14:01:47

Bon vol pour le Canada ! Tu as bouclé ce grand et beau voyage avec brio et en même temps tu m'as fait palpiter au rythme de tes découvertes, rencontres, photos, mésaventures...

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