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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Pérou
Date du message : 16/05/2012
Diaporama des photos de ce message
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 Le Canyon de Colca

Comme je vous l’avais dit dans mon message précédent, nous nous sommes levés très tôt vendredi matin pour partir pour un tour de trois jours et trois nuits dans le Canyon de Colca, situé à plusieurs heures de route d’Arequipa. Il nous fallait être prêt dès 3h du matin, sachant que le transport pouvait venir nous chercher à partir de cette heure-ci, et jusqu’à une demi-heure plus tard. Au final, il est arrivé dès 3h10, alors que l’eau du thé de maman commençait juste à bouillir. Nous nous sommes retrouvés dans un minibus riquiqui, avec des sièges tout aussi petits et au dossier super droit. Autant dire que pour continuer la nuit ce n’était pas l’idéal, mais nous avons quand même un peu fermé les yeux.

Alors que le soleil n’était pas encore levé, nous avons fait notre chemin et pris de l’altitude, le maximum étant à 4800m. Ensuite, nous sommes un peu redescendus et c’est à 3600m d’altitude, dans un petit village près de la ville de Chivay, que nous avons pris notre petit-déjeuner après 3h de route. Pour moi, ce fût frugal, car je ne me sentais de nouveau pas bien, avec quelques nausées. Les autres ont profité du magnifique buffet qui nous était proposé. Entre autre, nous avons pu découvrir des grains de maïs grillés. C’est sec et ça a un peu le goût du pop corn. C’était très bon, même si on devait un peu les picorer comme des poules.

Une fois rassasiés, nous avons repris notre minibus pour rouler sur un chemin de terre cette fois-ci, le long du Rio Colca, jusqu’à atteindre le canyon. À un moment, nous sommes passés dans un tunnel et, comme la route était toujours de terre, celui-ci était absolument rempli de poussière. Le chauffeur ne pouvait donc pas  voir à plus d’un mètre. C’était impressionnant. C’est 2h après notre petit-déjeuner que nous sommes arrivés à un point de vue appelé « Cruz del Condor ». Pourquoi ce nom ? Tout simplement car c’est le meilleur endroit du pays pour observer des condors, un magnifique rapace qui peut atteindre deux mètres d’envergure. Quand nous y sommes arrivés, il n’y en avait aucun. Ce n’est que cinq minutes plus tard, alors que nous marchions vers un point de vue un peu plus en contrebas, que l’un d’entre eux est soudainement apparu devant nos yeux. Nous avons ensuite eu droit à un ballet, avec un deuxième, puis un troisième,… jusqu’à ce qu’ils disparaissent. Mais cinq minutes plus tard, ils étaient de retour encore plus nombreux et volant encore plus près de nous. Nous avons donc eu tout le loisir de les observer avant de remonter dans le bus direction Cabanaconde, une ville située 15 minutes plus loin où avait lieu le départ de notre trek dans le Canyon de Colca.

 

Pour ce premier jour de trek il nous a fallu marcher environ une demi-heure avant d’atteindre le bord du canyon où nous avons alors amorcé une longue descente très raide de 2h30. Il y avait beaucoup de marches, alors c’était très usant pour les pieds, les genoux et les mollets. Au bout d’un moment, nos jambes tremblaient sous l’effort. Papa et Marion sont allés assez vite, tandis que je suis restée plus en arrière avec maman tout le long. Chaque secousse me donnait la nausée donc je ne pouvais pas aller très vite. Après avoir descendu d’environ 1000m d’altitude dans un décor époustouflant, nous sommes enfin arrivés au fond du canyon, où nous avons traversé un pont suspendu pour aller de l’autre côté, après quoi nous sommes un peu remontés jusqu’à arriver dans une communauté composée d’une dizaine de familles. Il y a une école, mais seuls trois enfants y sont inscrits. Une des principales ressources pour ces familles est le tourisme. Elles ont des petites habitations où elles hébergent des touristes comme nous. Il était environ 14h quand nous y sommes arrivés, et nous avons pu prendre procession de nos quartiers puisque nous allions passer la nuit ici, le reste de la journée étant libre. Pour ma part, j’étais contente d’arriver car je ne sentais vraiment pas bien. Nous avons alors mangé notre repas de midi, et je suis allée me reposer un peu. Après ça, je me sentais un peu mieux même si ce n’était pas parfait, et j’ai quand même pu profiter de la fin d’après-midi. Nous avons joué aux cartes en famille, c’était très sympa.

 

Le deuxième jour de trek, après une bonne nuit de sommeil (enfin pour presque tous), nous avons marché le long de canyon avec du plat sur une bonne partie du chemin. Il a juste fallu grimper une petite colline au début et descendre à la fin, mais c’était tout. Moi, je revivais car je me sentais enfin bien. Tout au long du chemin, le guide nous a montré diverses plantes aux propriétés intéressantes. Par exemple, nous avons appris que l’Aloe Vera est une substance visqueuse contenue à l’intérieur d’une sorte de cactus, et maman en a même récupéré plus loin pour pouvoir l’utiliser. Nous avons aussi appris que les cochenilles écrasées font une magnifique peinture rouge (d’où le « rouge cochenille »), utilisée dans beaucoup de cosmétiques. On a aussi pu repérer des plantes hallucinogènes, mais on ne les a pas testées. Sur le chemin, nous sommes passés dans une communauté avec un petit musée où on nous a expliqué divers aspects de la culture locale, notamment le fait que deux religions cohabitent : le catholicisme et le culte à Pachamama (la Terre Mère). Ici, les gens croient au deux en même temps. Ils se signent pour rentrer dans une église, mais versent toujours une goutte de leur verre sur le sol avant de boire, en offrande à Pachamama.

Dès midi et demi, nous sommes arrivés à notre destination de la journée : un endroit appelé « Oasis » en raison du microclimat exceptionnel qui y règne. Et en effet, c’était un véritable coin de paradis avec piscine, palmiers, terrain de volley… Le genre de truc qu’on ne s’attend pas vraiment à trouver au beau milieu d’un canyon. Nous avons donc profité au maximum du soleil avant que celui-ci ne disparaisse derrière les montagnes, dès 15h. Il faut dire qu’avec plus de 1000m de profondeur, les habitants de cet endroit n’ont pas beaucoup de soleil chaque jour. Contrairement à la veille, l’Oasis n’était pas raccordée au réseau électrique. Il y avait juste une ampoule alimentée par un groupe électrogène au niveau de la salle commune, mais sinon pour les chambre il fallait s’éclairer à la bougie ou à la lampe torche.

Même si la journée du lendemain allait être longue avec un réveil dès 4h30 du matin, nous avons quand même pris le temps de nous asseoir autour d’un feu de camp avant d’aller nous coucher. Atteindre le feu n’était pas une mince affaire. Il fallait sauter de terrasse en terrasse car il n’y avait pas de chemin, et en plus dans la boue. Mais de beaux sièges en bois nous attendaient là-bas pour nous récompenser.

 

Le troisième jour donc, le réveil fût très matinal. En effet, il nous fallait à présent remonter tout en haut du canyon, 1100m plus haut, et ce avant que le soleil ne tape trop fort pour nous compliquer la tâche. C’est donc dès 5h que nous nous sommes mis en marche. Ce fût raide et dur. Au début, cela allait à peu près, mais au bout d’un moment la pente s’est durcie et c’était de sacrées marches qu’il nous fallait affronter. Marion et papa on effacé la totalité de la montée en 2h20, tandis qu’il aura fallu 2h45 à maman et moi. Cela reste tout de même très honorable. Nous sommes arrivés juste à temps, car après le soleil commençait déjà à taper assez fort. L’une des difficultés de la montée était aussi que nous l’avons faite sans prendre de petit-déjeuner avant. On avait juste pris un fruit et basta. Je peux vous dire qu’à la fin, on avait tous très faim et que nous avons plus qu’apprécié le petit-déjeuner pris après l’effort, mais aussi de nous asseoir et de nous reposer un peu.

Ce n’est que vers 10h que nous avons repris le bus en direction d’Arequipa, mais pas pour aller jusque là-bas. En effet, il était prévu pour nous de quitter le groupe à Chivay et de prendre là-bas un autre bus direction Puno. Cela nous faisait gagner une journée de transport. Pour ça, il avait fallu que nous emportions toutes nos affaires avec nous, mais on en avait laissé une bonne partie de côté à Cabanaconde, le village de départ du trek. Ce n’était pas facile à tout faire rentrer dans le minibus – qui n’avait pas coffre – mais on y est arrivés.

En chemin pour Chivay, on s’est encore arrêté deux fois en chemin pour prendre des photos du panorama. Une fois là-bas, on a encore mangé notre repas de midi dans un restaurant en compagnie des autres membres du groupe avant que le guide ne nous amène au bus pour Puno. Le bus en question était ce qu’on appelle un « bus touristique ». Je n’en avais encre jamais pris et les parents non plus. Nous avons été absolument bluffés. Tout ce qu’on savait, c’était qu’on allait s’arrêter plusieurs fois en chemin à des miradors, mais c’était tout. Déjà, quand on est rentré dans le bus, nous avons découvert des sièges très confortables ainsi que de magnifiques vitres panoramiques. Ensuite, on s’est aperçu qu’en plus du chauffeur nous avions un guide, et qu’il n’était absolument pas là pour faire de la figuration. Celui-ci nous a parlé pendant près de la moitié du temps à propos de plein de choses : la culture, la politique, l’histoire, le climat, le paysage,… Il répétait ses phrases deux fois : une fois en espagnol et une fois en anglais. J’avais déjà un peu fait la traductrice lors du début de notre voyage, mais là, c’était encore plus marqué. Il fallait vraiment que je traduise en même temps que le guide, tellement il donnait quantité d’informations sans s’arrêter. Heureusement, j’avais toujours un peu de temps puisqu’il répétait les phrases. Et si je n’avais pas compris dans la première langue, je pouvais toujours attendre la deuxième et en général c’était bon. Après, lors du premier stop, nous avons eu une nouvelle surprise : on nous a offert des sandwichs et une boisson chaude. 5 minutes après, on a eu droit à des bouteilles d’eau, et encore 5 minutes plus tard, non pas un mais deux morceaux de chocolat ! Je n’avais jamais vu ça. Du coup, avec toutes ces distractions, les 6h de route sont passées comme une lettre à la poste.

 

Nous sommes arrivés vers 19h à Puno, où le guide de notre bus ne nous a pas lâchés sans nous avoir montré où prendre un taxi pour aller à notre hôtel. En effet, quand on avait acheté le ticket de bus on nous avait dit que ce dernier nous déposerait devant notre hôtel, mais en fait il s’est avérée que c’étaient les agences qui étaient censées venir nous chercher au terminal de bus, ce que la notre n’a pas fait. Le guide s’est donc débrouillé pour trouver l’adresse exacte de l’hôtel (que nous n’avions pas) et il s’est assuré que nous étions bien dans un taxi avant de nous lâcher.

 

Comme vous avez pu le constater, depuis l’arrivée de ma famille, je n’ai plus trop le temps d’écrire dans le blog. Ne vous inquiétez pas, les messages viendrons tous, mais peut-être avec un peu de retard que je m’empresserai de combler à leur départ. Demain, nous partons pour Cusco, mais le prochain message concernera notre exploration des environs de Puno.  Je vous tiendrais aussi au courant dès que j’aurais mis les photos en ligne, comme je l’ai fait pour le précédent message.



Etapes :
Chivay
Cabanaconde
Río Colca

Note: 0/5 - 0 vote(s).

Syndication :

Par véroniquev

le 17/05/2012 à 10:09:19

On vous a lu ce jeudi matin de l'ascension juste avant de partir en montagne.
En espérant que personne ne soit plus malade parce que sur deux semaines aussi intenses il faut profiter de chaque moment. Est ce que Michèle n'en bave pas trop sur le plan de la performance physique ???
Bisous à vous tous, on pense à vous les veinards Véro

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Par michele

le 28/05/2012 à 00:38:45

j'ai fait en sorte que tous soient très fiers de moi! j'ai grimpé les doigts dans le nez...et surtout, l'oasis appelé "le paradis" méritait vraiment son nom

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