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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Vidéos :
Les locales de Uros qui chantent pour nous en francais
Les locales de Uros qui chantent pour nous en francais


Localisation : Pérou
Date du message : 28/05/2012
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 Lac Titicaca : les îles Uros, Amantani et Taquile

Le lendemain de notre excursion à Sillustani, nous sommes partis pour un tour de deux jours en bateau sur le Lac Titicaca pour explorer les différentes îles du côté péruvien. Une fois à bord, il nous aura fallu 45 minutes pour atteindre le premier groupement d’îles : les îles Uros. Il s’agit d’îles tout à fait particulières puisque non seulement elles sont artificielles, mais en plus elles sont flottantes ! Les habitants sont obligés de les ancrer comme des bateaux pour éviter qu’elles ne dérivent.

Lorsque les Incas sont retournés au Lac Titicaca pour conquérir les territoires alentours, la civilisation pré-Inca Uros qui habitait à l’endroit où se situe Puno aujourd’hui à décidé de fuir sur le lac. Ils sont alors devenus nomades sur ce même lac. Leur barque était leur seule habitation, et ils ont vécu exclusivement de ce que pouvait leur procurer le lac jusqu’au jour où ils ont découvert un matériau compact et surtout flottant, avec lequel ils ont eu l’idée de se construire des îles où ils ont pu se faire de vraies maisons. Aujourd’hui, tous leurs descendants se sont éteints, mais les îles sont toujours habitées par des indiens Aymaras perpétuant les traditions Uros, même si c’est plus à des fins touristiques qu’autre chose. C’était quelque chose d’absolument fascinant et unique à découvrir. Nous avons aussi pu nous déplacer dans une de leur barque traditionnelle, ce qui était également très intéressant.

 

Une fois la visite des îles Uros terminée, nous sommes remontés dans notre bateau pour nous diriger vers une autre île : Amantani. Il nous aura fallu plus de 3h de navigation à une allure d’escargot pour l’atteindre. Là-bas, une bonne quinzaine d’habitantes nous attendaient au port. En effet, il était prévu pour nous de passer la nuit sur cette île, chez l’habitant. Etant donné qu’il s’agit d’un apport d’argent non négligeable pour les locaux, ils hébergent chacun leur tour, les agences de voyage faisant tourner. Il n’empêche que chaque femme préférait héberger 2 personnes plutôt qu’une. Quand le guide a commencé à nous répartir dans les différentes familles, il était donc intéressant de voir le petit jeu qui se jouait : dès que le guide appelait un groupe de deux personnes, ont voyait toutes les femmes qui essayaient de s’avancer et d’attirer l’attention du guide, mais rien de tout ça ne se passait quand un seul touriste s’avançait. Alors je ne vous dit pas le raffut quand nous nous sommes avancés à quatre ! À chaque fois que le guide attribuait une famille à un groupe de touriste, il présentait la femme comme étant leur nouvelle « mama » pour la journée. Nous avons donc été très étonnés quand on nous a présenté notre « papa ». Il s’agissait d’un vieux monsieur, et on se demandait pourquoi c’était lui et pas sa femme qui venait nous accueillir. En voyant la pente à grimper pour aller jusque chez lui, on s’est dit qu’en fait sa femme était peut-être trop faible, mais il n’en fût rien. Nous n’avons jamais su la raison. Le vieux nous a guidé jusqu’à une maison où nous avons été accueillis à bras ouvert par un enfant d’environ 5 ans. Il s’est empressé de nous guider Marion et moi vers notre chambre. Dans le même temps on a vu que maman et papa ont été emmenés à un autre endroit, et nous avons compris plus tard que nous étions en fait hébergés dans deux familles différentes mais voisines. Ils prennent le partage très au sérieux ! Notre mama n’était donc pas la même que la leur. Et quand est venu l’heure de déjeuner, c’est aussi séparément que nous avons mangé. Le repas était excellent et très copieux. C’est étonnant de voir ce qu’ils arrivent à faire avec une cuisine de misère. Tous les repas que nous avons eus furent d’ailleurs de la même trempe.

Nous nous sommes ensuite retrouvés pour visiter un peu le village avant qu’il soit l’heure pour nos mamas de nous guider sur la place du village où nous avions rendez-vous avec notre guide et le reste de notre groupe pour aller faire une balade jusqu’au sommet de l’île afin d’observer le coucher de soleil sur le lac ainsi que le temple présent à cet endroit. Le chemin était assez raide et à 3800m d’altitude, on était vite à bout de souffle. Nous y sommes donc allé doucement mais, avant que le soleil ne se couche, nous avons quand même eu le temps de faire trois tours à pieds autour du temple : le premier pour la santé, le deuxième pour la richesse et le troisième pur l’amour. Enfin… on avait commencé dans le mauvais sens alors on a recommencé dans l’autre sens en espérant qu’au moins ça annulerait les tours dans le mauvais sens.

Pour le dîner, les familles se sont cette fois-ci arrangées entre elles et nous avons pu manger tous les quatre ensembles avant de nous séparer une nouvelle fois pour nous reposer dans nos quartiers avant la fête organisée par toutes les familles d’accueil du soir en notre honneur. C’est ainsi que vers 20h, notre mama nous a appelées Marion et moi pour nous déguiser à la sauce locale avec des habits à elle. Comme il faisait très froid, nous avions quand même gardé nos habits normaux en dessous. On avait une sacrée touche ! Malgré tout, il avait fallu enlever nos manteaux et, sachant que la fête allait durer deux heures, nous avions peur que cela se déroule en extérieur et que nous soyons transies de froid. Mais en fait, notre mama nous a conduites jusqu’à une salle fermée où nous avons retrouvé les autres membres du groupe, y compris maman et papa, qui avaient eux aussi revêtu des vêtements locaux. J’ai trouvé papa très élégant avec son magnifique poncho et son chapeau péruvien. Nous, on avait des jupes hyper serrées au niveau du ventre avec une sorte de grand châle brodé autour des épaules. Ce n’était pas très confortable mais bon… Une fois dans la salle, nous avons vu qu’il y avait un orchestre avec des instruments traditionnels tels que le pipo, la flûte de pan, des petites guitares,… Nous avons aussi eu la surprise de voir que le petit garçon de notre famille, qui nous avait enchantés par sa chaleur et sa spontanéité durant tout l’après-midi, faisait aussi partie de l’orchestre. Il avait une sorte de maracas, et je peux vous dire qu’il ne jouait pas au hasard. Il était parfaitement dans le rythme. Ils ont commencé à jouer et, au bout d’un moment, nos mamas respectives nous ont invités à danser sur une danse locale. Elles ne nous ont pas montrés les pas, mais on a vite compris qu’il s’agissait de faire tourner les jupes en dansant. On a donc fait comme on a pu, mais ça tuait les genoux et, encore une fois parce qu’on était à 3800m d’altitude, c’était épuisant. On s’arrêtait de temps en temps, mais les pauses ne duraient jamais bien longtemps. La musique était magnifique et l’écouter m’aurait suffi, à moi comme au reste de ma famille, mais il fallait danser pour faire honneur. Une fois la fête finie, nous n’avons pas tardé à aller nous coucher. De toute manière, Marion et moi n’avions pas d’électricité dans notre chambre.

 

Le lendemain matin, nous avons encore eu un petit-déjeuner chez nos familles d’accueil avant de reprendre le bateau en direction de l’île Taquile. Il a encore fallu un sacré bout de temps pour l’atteindre. Je ne sais plus exactement combien de temps, mais bien 2h je crois. Une fois là-bas, nous sommes montés au sommet, où se situe le village, via un chemin très agréable et en pente douce. Ce ne fût donc pas très difficile et nous avons pu apprécier le paysage qui nous entourait. Le village en lui-même n’avait rien de particulièrement intéressant, mais c’était plus la nature qui était la star.

Un peu avant midi, notre guide nous a emmenés dans un restaurant où, avant de manger, il nous a expliqué la signification de certains habits typiques de l’île. Par exemple, tous les hommes portent un bonnet. S’il est entièrement rouge, cela veut dire que l’homme est marié. S’il est moitié rouge moitié blanc, l’homme est célibataire. Il faut alors regarder de quel côté le bonnet penche pour en savoir plus. S’il penche à gauche, cela veut dire que l’homme est en recherche d’une épouse. À droite, il recherche une aventure. Enfin, en arrière, c’est qu’il est encore un peu jeune et qu’il n’est pas encore intéressé par les femmes. C’était ensuite très amusant d’observer les bonnets des différents hommes que l’on croisait.

Après manger, nous sommes redescendus au niveau du lac où nous avons retrouvé notre bateau et nous avons repris la direction de Puno. Le voyage fût une fois de plus très long puisque nous ne sommes arrivés là-bas que vers 16h30.

 

Le prochain message que j’écrirai sera consacré à notre voyage en direction de Cusco, la ville berceau de la civilisation Inca. En attendant, vous pouvez profiter des photos que j’ai enfin pu charger dans les messages précédents.



Etapes :
Isla Amantani
Isla Taquili
Lago Titicaca

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Syndication :

Par maman

le 28/05/2012 à 21:03:22

ce qui est super Céline, c'est que , en lisant le blog, je me souviens de détails que j'avais oubliés; tu me fais revivre le voyage. J'ajoute que ce qui était rigolo, c'est de voir les femmes avec leurs costumes traditionnels faire surgir un tél portable d'une poche de leurs jupes! ou d'un autre coté, celles qui sont habillées à l'européenne, mais qui portent toutes leurs enfants dans le dos dans de grandes écharpes colorées

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Par véro

le 28/05/2012 à 21:15:40

Je ne suis pas assez hypocrite pour affirmer qu'un rien vous habille !! Et les baskets e Michèle ne sont pas du plus heureux effet avec le costume traditionnel .... je crois que j'aurais préféré revêtir le poncho et le bonnet à oreilles !
J em'en vais vous téléphoner
Véro

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Par Celine Cetre

le 28/05/2012 à 23:02:10

Ah ben ça ! On avait pas quarante mille paires de chaussures. Et vu la température, il n'était pas question pour nous de marcher pieds nus. Sinon, je te confirme qu'on aurait toutes préféré le poncho, parce que la ceinture super serrée au niveau du ventre, ce n'est pas idéal pour danser à 3800m : ça coupe le souffle. Je tiens à préciser que maman a triché sur ce coup là : elle a gonflé le ventre quand sa "mama" lui a attaché la ceinture.

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Par Sophie

le 28/05/2012 à 21:53:36

Hum hum vous êtes bien... "beau" avec vos poncho !
Les photos sont vraiment géniales !
De gros bisous pour toi et bon courage pour la suite :)

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Par Celine Cetre

le 28/05/2012 à 23:04:35

Merci, bisous à toi aussi !

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