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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Brésil
Date du message : 12/09/2012
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 Ilha Santa Catarina

Je vous avais laissé lors de mon arrivée sur l’île de Santa Catarina, à l’entrée de laquelle se trouve la ville de Florianopolis. Mais rappelez-vous, ce n’était pas dans Florianopolis qu’était mon hôtel, mais à Barra da Lagoa, une petite ville plus loin sur l’île. 

Comme j’étais arrivée de bonne heure après ma nuit en bus, j’avais tout l’après-midi de libre pour faire quelque chose. Je ne voulais cependant pas aller trop loin, alors je me suis contentée d’aller explorer les environs de la plage et de faire un petit tour sur la colline surplombant la côte pour aller voir de gros rochers bien sympas. 


Ce n’est que le lendemain que j’ai fait ma première vraie sortie. Je suis allée sur la plage de Mole, située au sud de Barra da Lagoa. Pour y aller, deux options : prendre le bus (mais ce n’est pas marrant), ou y aller à pied en traversant la colline qui sépare les deux endroits. C’est la deuxième solution que j’ai bien entendu choisie, d’autant plus que je savais qu’au sommet de la colline j’aurais une magnifique vue sur l’île. En plus il y avait un sentier prévu pour ça, donc je n’allais pas me gêner. 

Le plus dur fût de trouver le départ du sentier. En effet, dans la partie de Barra da Lagoa où démarrait le sentier, il n’y a pas de voiture. Il y a juste un dédale de petites ruelles qui partent dans tous les sens. Pour trouver laquelle menait à mon sentier, j’ai dû demander mon chemin plusieurs fois à des gens du coin. Sauf que comme je ne comprenais pas bien leurs réponses, je suivais à peut-près la direction qu’ils m’indiquaient avec leur main, mais je devais vite redemander. 

J’ai quand même fini par trouver, et j’ai pu réellement commencer ma balade. Le sentier était beaucoup plus escarpé que ce à quoi je m’attendais, mais on pouvait quand même voir qu’il était entretenu de temps en temps, ce qui était encourageant. J’ai donc commencé par monter jusqu’à arriver au sommet de la colline, où j’ai été accueillie par un vent assez fort. Là-haut, j’ai pris quelques photos, et j’ai continué à suivre ce que je croyais être le chemin. Mais en fait, je me suis vite rendue compte que je marchais de plus en plus dans le bush. Au début, je pensais que c’était juste temporaire, mais j’ai dû me rendre à l’évidence que ça ne l’était pas. On pouvait quand même voir qu’il y avait eu du passage sur le chemin que je suivais, et je savais qu’il allait dans la bonne direction. Je me suis alors dit que le chemin que je suivais devait être un sentier annexe, qui devrait rejoindre le bon sous peu. Mais j’avais beau continuer, il ne le rejoignait pas. À un moment donné, alors que je commençais à trouver ça dangereux car je marchais sur des herbes écrasées et que je ne pouvais pas voir la présence d’éventuels serpents, j’ai décidé de quitter le pseudo chemin que je suivais car il y avait des rochers qui pouvaient me permettre d’accéder à un endroit où je supposais que le vrai chemin se situait. Bingo. Même pas deux mètres plus loin, il était là. 

Après environ 1h30 de marche, je suis arrivée au niveau d’une plage juste à côté de celle de Mole. Il n’y avait que quelques surfeurs dans l’eau, et quasiment personne sur le sable. Il faut quand même dire qu’ici, c’est l’hiver, et que même s’il fait soleil, il ne fait pas non plus hyper chaud. Le sable de cette plage était parmi les plus purs et les plus fins qu’il m’ait été donné de voir. J’ai continué encore un peu jusqu’à arriver sur la plage de Mole, et je me suis posée là à bouquiner et à profiter de la plage, avant de prendre le bus pour retourner à Barra da Lagoa. 


Lors de mon deuxième jour là-bas, j’ai commencé à me préoccuper d’acheter mon prochain billet de bus. Je m’étais renseignée la veille auprès de mon hôtel comment faire pour aller à l’endroit où je voulais aller ensuite. Il s’agissait d’un parc naturel qui avait l’air très sympa, mais je n’avais pas réussi à trouver d’infos pour savoir comment y aller. Et visiblement, à mon hôtel, ils ne savaient pas non plus. Ils ont essayé de se renseigner eux aussi. On a fini par trouver des moyens, mais c’était assez compliqué, alors j’ai décidé de ne pas y aller finalement, et de plutôt aller directement en Uruguay. Je n’avais pas envie de m’embêter. 

Pour aller en Uruguay, il y avait deux bus direct depuis Florianopolis par semaine : un le samedi, et un le mardi. Nous étions samedi à ce moment là. J’aurais pu me débrouiller pour aller en Uruguay n’importe quel autre jour en faisant des changements de bus, mais du coup je me suis dit que comme l’endroit était sympa, j’allai rester ici jusqu’à mardi. Il me fallait cependant acheter le billet de bus pour être sûre d’avoir de la place. Avant de faire quoi que ce soit, j’ai donc dû me rendre à Florianopolis pour acheter ce billet. Cela m’a pris environ 1h30 à l’aller mais seulement 40 minutes au retour, car je me suis arrêtée à Lagoa da Conceicão, qui est sur le chemin, pour visiter. 

Lagao da Conceicão n’est pas une ville intéressante. C’est le lac qui est intéressant. Ce lac est très grand, mais c’est seulement depuis Lagoa da Conceicão que partent les bateaux pour aller s’y balader. En fait, ces bateaux ne sont pas vraiment faits pour se balader. Il s’agit plus de bateaux qui fonctionnent sur le même principe que des bus – c’est-à-dire qu’il y a le long du chemin ce qu’on pourrait appeler des « arrêts de bateau » – et qui desservent les maisons situées le long du lac, à un endroit où il n’y a pas de route pour y accéder en voiture. Toutes ces maisons sont regroupées sous le nom d’un village, Costa da Lagoa, dont le « centre » est le terminus du bateau. Il y là-bas plein de restaurants pour les touristes. Mais moi, je voulais surtout aller me balader un peu dans la colline juste à côté, car à mon hôtel ils m’avaient dit qu’il y avait un sentier par là-bas. 

Quand j’ai pris le bateau pour aller à Costa da Lagoa, j’ignorais qu’il existait tout ce système avec différents arrêts. Je pensais qu’il n’y avait qu’un seul stop, et donc je n’avais même pas pensé à demander à mon hôtel où est-ce que je devais descendre. Mon hôtel non plus n’avait pas pensé à me le dire, mais probablement car c’était au terminus qu’il me fallait aller. C’est en tous ca là où je suis descendue, sur les conseils de personnes dans le bateau. 

Une fois sur terre, je me suis mise à la recherche du fameux sentier dont ils m’avaient parlé à l’hôtel. Mais n’ayant aucune idée de où il était ni si j’étais moi-même au bon endroit, j’ai dans un premier temps cherché à atteindre le chemin qui longe le lac entre les maisons. Pour plus de sécurité, j’ai commencé à marcher dans le sens du retour vers Lagoa da Conceicão. Au bout de quelques minutes, je suis effectivement tombée sur le début du chemin en question. Cependant, il était surtout utilisé pour aller voir une petite cascade 5 minutes plus loin. Et à partir de là, c’était très dur de savoir quelle était la bonne direction pour continuer. J’ai donc décidé de ne pas prendre de risque, et de retourner au chemin longeant le lac. J’ai alors continué à marcher en direction de la ville. Je me suis dit que j’allais faire un bout de chemin comme ça, et qu’ensuite je me rendrais à un « arrêt de bateau » quelconque pour rentrer. Le seul problème, c’était que depuis le chemin on ne voyait pas bien la rive du lac. Or, je ne savais pas exactement où étaient ces fameux arrêts. À un moment, j’ai pu avoir une bonne vue et j’en ai repéré plusieurs un peu plus loin. Rassurée, j’ai continué jusqu’à les atteindre, et c’est là-bas que je me suis arrêtée de marcher pour prendre le bateau retour. D’ailleurs, c’est comme pour les bus, il faut lui faire signe de la main pour qu’il s’arrête. C’est assez marrant. 

En tout, j’ai fait une petite balade sympa d’un peu plus d’une heure. Ce n’était donc que le milieu de l’après-midi quand j’ai été de retour à l’embarcadère. Je me suis dis que j’irais bien jeter un coup d’½il à une dune de sable qui était environ à 20 minutes de marche sur le chemin du retour vers mon hôtel, mais le vent glacé qui s’est alors levé a eu raison de ma volonté, et je suis donc directement rentrée. 


Le dimanche, je n’ai rien fait de particulier. En effet il y a moins de bus ce jour là, donc pour circuler d’un bout à l’autre de l’île c’est plus compliqué. En revanche, j’avais décidé de profiter du repas préparé par mon hôtel cette fois-ci. En effet, tous les soirs, il y a un repas différent avec nourriture à volonté préparé par une chef italienne qui bosse pour l’hôtel. Seulement, ça coûte assez cher. Donc je n’avais pas encore participé. Mais ce coup-ci, c’était un plat typique brésilien à base de flageolets noirs (je n’en avais plus mangé depuis le Salvador !) mélangés à différentes sortes de viande. Le tout était accompagné de salade et de riz. À ma grande surprise, ce que j’ai apprécié le plus n’était pas la viande mais… la salade ! En fait, c’était surtout la délicieuse sauce qui l’accompagnait. L’assaisonnement des plats est quelque chose qui me manque cruellement. 


Le lundi, mon dernier jour sur l’île, j’avais décidé d’aller faire une balade au Sud de celle-ci. Le truc, c’est que pour y aller il fallait prendre trois bus différents. Comme les changements se faisaient toujours dans leurs sortes de terminal, je ne payais qu’une seule fois, mais il fallait compter deux heures de trajet en tout pour arriver à destination. J’avais failli louer une voiture pour faire ça avec deux autres filles de l’hôtel, mais elles préféraient y aller en vélo si elles pouvaient en louer quelque part. Et ce lundi matin, il semblait qu’elles aient trouvé. Je ne me suis donc pas éternisée et suis partie assez tôt pour ne pas rentrer trop tard. Il s’est trouvé que finalement elles n’avaient pas pu avoir de vélos, mais j’étais déjà partie. 

Quand j’ai pris le premier bus, il faisait un grand soleil. Mais, l’île est grande, et ce qui est vrai à un endroit ne l’est pas forcément à l’autre. Quand je suis arrivée à destination après deux heures de trajet, le ciel était d’un gris menaçant, et il y avait aussi un vent assez froid qui balayait les plages. Etant donné sur je comptais faire une balade d’environ 5h (2h30 aller et 2h30 retour) pour aller voir une plage isolée, j’étais plutôt inquiète. J’avais peur de me faire rattraper par la pluie. Or, je n’avais pris aucun vêtement contre la pluie en partant de mon hôtel. J’ai malgré tout entamé la balade, tout en restant sur mes gardes, prête à faire demi-tour si je sentais la moindre goutte de pluie. Car en effet, une fois de plus, le chemin était très escarpé. Il y avait beaucoup de rochers, et cela pouvait vite devenir glissant et dangereux avec la pluie. Pour le vent par contre, toute la première partie de la balade s’est faite à l’abri des arbres, donc ça ne m’a pas dérangée. Ce n’est qu’une fois arrivée sur la crête que celui-ci m’a obligé à ranger mon chapeau de peur de le perdre. 

Cela faisait environ 1h30 que je marchais, dont une bonne partie sur la crête, quand après un tournant j’ai enfin aperçu la plage isolée vers laquelle je me dirigeais. J’ai alors vu qu’il me restait encore un bon bout de chemin à parcourir, mais surtout qu’à partir de là, le chemin allait me guider dans une cuvette d’où je ne pourrais pas sortir très vite si le temps changeait. Mais en plus de ça, le vent était juste énorme à cet endroit là. Il allait à une vitesse de folie. Il était difficile de tenir debout. Le chemin étant presque à flanc de falaise, j’ai décidé de rebrousser chemin car cela devenait trop dangereux. J’avais vu la plage de loin, et ce n’était déjà pas si mal. 

Du coup, il n’était pas très tard quand je suis rentrée à l’hôtel, même s’il m’a tout de même fallu encore 1h30 de bus pour rentrer (moins qu’à l’aller car j’ai eu de la chance avec les connexions cette fois-ci). Ce n’est finalement que le soir que la pluie qui menaçait toute la journée est enfin tombée. Mais du coup, ça m’était égal car je partais le lendemain matin. Je n’avais donc plus besoin du soleil.


Etapes :
Barra
Lagoa
Armação
Lagoa da Conceição

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Syndication :

Par maman

le 17/09/2012 à 14:31:27

moi cela m'épate que tu marches ainsi toute seule pendant des heures...en tous cas, on sent au ton de ta voix (ou plutôt de ton écriture) que la fin du voyage approche
Rentre en pleine forme, avec plein de souvenirs dans tes bagages; tu as avancé tes albums photo?

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Par Celine Cetre

le 17/09/2012 à 20:17:31

Non, l'ordi est trop petit. Je n'arrive pas bien à voir le résultat et en plus sans souris c'est un peu galère. Du coup, je préfère attendre de voir de mes propres yeux ce que le premier a donné pour pouvoir ajuster en fonction.

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