Kikooboo en français ! Kikooboo in english !
  Dans ce carnet
  

Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
    Envoyer un message
Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Argentine
Date du message : 29/07/2012
Diaporama des photos de ce message
  Imprimer


 Gaucho et Asado

Comme je vous le disais à la fin de mon message précédent, je suis partie faire du cheval près de Mendoza jeudi après-midi. Je trouvais le prix un peu cher pour le temps passé sur le cheval, mais c’est du même niveau dans les autres coins d’Argentine. Mais dans ce tour là, qui avait lieu en fin d’après-midi juste avant le coucher du soleil, était ensuite inclus le repas du soir : un asado, le plat national. Il s’agit ni plus ni moins de viande de b½uf ou de poulet cuite au barbecue. Sauf qu’ici, les morceaux sont gigantesques. Sachant en plus que les gauchos (en gros les cow-boys argentins) sont un élément important de la culture locale, je trouvais en fait que ce tour faisait partie des choses à expérimenter lors d’un voyage en Argentine. Mais il faut avouer que pour moi, la perspective de manger un bon bout de viande était presque plus alléchante que le tour à cheval. 

Nous étions un groupe d’une douzaine de personnes environ. Il nous aura fallu 30 minutes de minibus pour arriver à l’endroit où étaient les chevaux. J’ai vite compris que la balade ne serait pas très palpitante. En effet, malgré la présence de la Cordillère des Andes en arrière plan, le terrain était complètement plat et sans aucun arbre. On voyait donc à des kilomètres à la ronde, ce qui voulait dire que le paysage allait être strictement le même tout du long, ce qui fût effectivement le cas. J’ai ensuite appris que la quasi-totalité du groupe étaient des personnes sans expérience d’équitation. En temps normal, je me serais donc inquiétée à l’idée de ne probablement faire que du pas tout le temps. Mais, comme j’avais mal à mon dos à cause de mon nerf coincé, ça ne me dérangeait pas plus que ça. 

Quand ils m’ont demandé si j’avais de l’expérience, j’ai été obligée de dire que oui. J’avais tout de même peur du piège car, en général, on se retrouve dans ce cas là avec l’un des chevaux les plus difficiles. En fait, ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Les chevaux dits « faciles » sont souvent très mous et n’avancent pas, tandis que les autres sont plus réactifs. Mais dans ce cas présent, j’aurais préféré un cheval mou pour ménager mon dos. Et comme je m’y attendais, j’ai eu un cheval pour personne expérimentée. Il était en fait très bien. Il répondait systématiquement au moindre de mes mouvements. Je commençais à me dire qu’il n’était pas si difficile que ça quand on m’a dit que c’était bien, qu’il n’était pas trop énervé avec moi. En gros, il n’aime pas quand on lui donne plein d’informations contradictoires comme peuvent le faire les débutants. Mais à un moment donné, j’ai senti que le comportement de mon cheval commençait à changer. Je le sentais plus agité, et il commençait à ne plus vraiment répondre à mes commandes, surtout celles qui lui demandaient de ralentir le pas car il était la tête dans le cul du cheval me précédant. Je sentais qu’il voulait courir, et que le moment où ils le font normalement n’allait plus tarder à arriver. Et bingo, 5 minutes plus tard le guide nous a dit que si on voulait, on pouvait galoper ici. J’ai à peine eu le temps de lui répondre que ce n’était plus moi qui décidait, que mon cheval était déjà parti au triple galop. Il allait à pleine vitesse, il était heureux, et il était impossible de l’arrêter. J’avais beau tirer sur les rênes, ça ne marchait pas. Du coup, j’ai décidé de changer de tactique et de le faire tourner à gauche, dans les buissons. Je me suis dit que l’éloigner du chemin le ferait peut-être ralentir. Au début, j’ai cru que je m’étais plantée quand, au lieu de ralentir, il s’est mis à faire des petits sauts pour éviter les buissons. Heureusement, ça n’a pas duré et il s’est ensuite calmé. Si je n’avais pas dévié du chemin, il aurait encore pu continuer longtemps comme ça. 

Pour mon dos, ça c’est plutôt bien passé. J’ai eu un peu de mal à passer la jambe droite par-dessus la croupe au moment de monter. Mais sinon, une fois au pas, je ne sentais pas vraiment de douleur. Il n’y avait que quand on descendait de petites pentes, et que je devais donc me pencher en arrière, que ça me faisait mal. Quand à ma cavalcade, je ne sais même pas si j’ai eu mal ou pas tellement j’avais d’autres préoccupations à ce moment-là. J’ai aussi eu un peu de mal à descendre, mais tout cela est resté très raisonnable.  

Nous étions censés faire deux heures de cheval, mais après à peine un peu plus de 1h30, nous étions déjà de retour. En même temps, le soleil était en train de se coucher et il commençait à faire froid, alors ce n’était pas plus mal. D’autant plus que le paysage n’allait pas changer si on faisait une demi-heure de plus, alors ça n’avait pas grande importance. Et puis surtout, je savais alors que le moment du repas n’allait plus tarder à arriver. Effectivement, le feu était déjà allumé et la viande a tout de suite été mise à cuire quand nous sommes arrivés. Les morceaux de viande étaient énormes. Même s’ils étaient amenés à être ensuite découpés en portions individuelles plus raisonnables, je pouvais voir que la quantité par personne était largement suffisante. La majorité de la viande était du b½uf, mais il y avait aussi un poulet entier qui cuisait. J’avais la salive qui montait dans ma bouche rien que de penser au festin qui se préparait. Pour accompagner la viande, on avait quelques tomates qui se battait en duel, un peu de salade, mais franchement pas grand-chose. Le plat, c’était de la viande, un point c’est tout. Quand j’ai mis le premier bout de b½uf dans ma bouche, j’ai cru que j’allais tomber par terre tellement c’était bon. L’assaisonnement et la cuisson étaient parfaits. J’ai dégusté et dévoré à la fois. Je me suis beaucoup resservie. À chaque fois que je croyais que c’était fini, il y en avait de nouveau. Ce ne sont pas les plats vides mais bel et bien ma faim qui a fait que j’ai arrêté de mangé.

Il y a vraiment certaines saveurs qui me manquent. Celle d’un bon steak de b½uf en est une. Une autre est celle du saucisson. Mais c’est quelque chose que je ne voyais nulle part. Il y avait bien du chorizo ou du salami, mais pas de saucisson. Alors, quand il y a quelques jours j’en ai vu au supermarché et à un prix abordable, je me suis fait plaisir. En plus, ce n’était pas de la camelote. Il était trop bon. Je me répète, mais qu’est-ce que je me régale en Argentine ! 

Une fois le repas terminé, nous avons tous été redéposés dans nos hôtels respectifs. Il n’était pas encore trop tard, ce dont j’étais contente car une grosse journée m’attendait le lendemain, journée que je vous raconterai dans le prochain message.


Etapes :
Mendoza

Note: 0/5 - 0 vote(s).

Syndication :

Par maman

le 31/07/2012 à 21:40:12

alors ma grande, REGALE toi en Argentine, car à la maison tu retrouveras ta maman qui fait des super gratins de courgette, du quinoa aux légumes ou de la soupe aux choux!

Répondre à ce commentaire

Par maman

le 31/07/2012 à 21:45:48

j'ai éclaté de rire en lisant que ton cheval s'est mis à faire du saut d'obstacle au lieu de freiner!

Répondre à ce commentaire

Par Celine Cetre

le 31/07/2012 à 22:57:52

Moi aussi ça me fait bien marrer quand je le raconte, mais sur le moment je ne faisais pas la maligne...

Répondre à ce commentaire

Laisser un commentaire







[ Diaporama ]


[ Diaporama
dynamique ]


[ Vidéos ]


[ Suivre ce carnet ]


[ Lire les derniers
commentaires ]


[ Le trajet de
Celine ]




Kikooboo.com (Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage) recommande Get Firefox!
 Publicité : pub-wwfpub-greenpeacepub-amnesty