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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 4,9/5 - 50 vote(s).



Localisation : Pérou
Date du message : 31/05/2012
Diaporama des photos de ce message
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 En route pour le Machu Picchu

Comme je vous l’ai dit dans le précédent message, nous avons commencé samedi 19 mai un trek de quatre jours qui devait nous emmener au pied du Machu Picchu, avant que nous n’allions le visiter le lendemain de notre arrivée là-bas.  Dans ce message, je vais vous raconter le trek, la découverte du Machu Picchu étant pour un autre message.

 

Le samedi en question, nous nous sommes levés à 5h30 du matin pour être prêts à 6h, heure à laquelle le guide devait venir nous chercher à l’hôtel. Il était à l’heure, donc nous n’avons pas tardé à monter dans le minibus qui devait nous emmener au départ de la balade, à plus de 2h de route. La veille, nous avions déjà découvert qu’il n’y avait que nous quatre dans le groupe, donc nous n’avons pas été surpris de ne voir personne d’autre dans le bus.  Lors du briefing, on avait quand même été impressionnés par le nombre de personnes qui allaient nous accompagner pour nous servir : un guide, un cuisinier, un assistant cuisinier et un muletier. Rien que ça !

Après avoir roulé quelques temps, nous avons pris notre petit-déjeuner dans un petit village où nous avons aussi acheté, sur les conseils de notre guide, des bâtons en bois pour nous aider à marcher. Nous avons ensuite roulé encore une grosse demi-heure avant d’atteindre le point de départ. Là-bas, nous avons rencontré toutes les personnes qui allaient composer notre caravane ainsi que les mules. Six mules rien pour nous ! Incroyable. Bien sûr, de tout ce qu’elles allaient transporter, il n’y avait que 7kg d’affaires par personnes, tout le reste étant les tentes, la nourriture,… Mais quand même, on était impressionnés.

Nous n’avons pas attendu que les mules soient chargées pour commencer à marcher. En effet, celles-ci allaient de toute manière beaucoup plus vite que nous et nous dépasseraient rapidement. Lors de cette première journée, nous avons marché presque tout du long sur un large chemin où pouvaient passer des voitures ou des bus, mais c’était tellement rare que ça ne dérangeait pas. À peine un toutes les heures. L’avantage de cette route, c’est que du coup la pente n’était pas très raide. On a monté en pente douce tout du long. Vers 10h30, on a fait une petite pause où nous avons pu manger les snacks que nous avait donnés notre cuisinier au départ, comme il le fera ensuite tous les jours. On avait acheté quelques snacks avant de partir, mais du coup on n’a même pas eu besoin de taper dedans. Bonne surprise donc. Après avoir repris la marche, nous avons commencé à apercevoir au loin un magnifique glacier, notre camp de base pour la nuit étant quasiment à son pied. Mais en attendant d’arriver là-bas, nous nous sommes d’abord arrêtés une nouvelle fois pour manger le repas de midi. Les mules étaient arrivées avant nous, et le cuisinier s’était déjà mis au travail quand nous sommes arrivés. Une tente pour faire la cuisine avait aussi été montée. Nous n’avions plus qu’à nous asseoir et à nous faire servir. Il nous aura quand même fallu attendre un peu car nous avions marché plus vite que prévu, mais nous avons profité de ce temps libre pour jouer aux cartes. Quand le repas est arrivé, nous avons compris pourquoi il fallait un cuisinier assistant. La quantité de nourriture était énorme. Je ne me rappelle plus exactement ce que l’on a eu au menu ce jour là, mais je sais qu’il nous était impossible de tout finir. Heureusement, chaque type de nourriture était dans un plat, donc on ne se servait que ce qu’on pouvait avaler. Ce qu’il restait serait ensuite donné à la population locale, donc on ne se sentait pas mal de laisser quelque chose. Mais surtout, la nourriture était excellente. Nous nous sommes régalés à chaque repas.

C’est finalement vers 15h30 que nous sommes arrivés à notre premier camp de base, à 3800m d’altitude. La vue était magnifique. En plus du premier glacier que nous avons pu apercevoir pendant la balade, nous pouvions maintenant aussi admirer la montagne enneigée du Salkantay, que nous allions longer le jour suivant. Et comme le ciel se dégageait au niveau des cimes, nous avons pu prendre de splendides photos. En attendant que nos tentes soient montées, nous avons pu un peu explorer les environ, mais dès 16h30, s’en était fini du soleil. On a tout de suite senti la différence avec la température, qui a rapidement chuté. On nous avait prévenus que cette nuit là serait la plus froide et que les autres seraient mieux. J’ai commencé à comprendre que ce serait effectivement froid quand, en plus, le vent s’est levé. Il était très dur de s’en protéger. Nous avions une sorte de barnum, mais l’air passait par en dessous. Heureusement, avant le repas, nous avons eu le thé pour nous réchauffer. Et avec ça, on nous a servi des tonnes de pop-corn. Le truc trop improbable que je ne m’attendais pas du tout à manger ici. Une fois la nuit complètement tombée, le froid s’est encore intensifié et nous avons donc dîné assez tôt pour pouvoir rapidement profiter de la relative chaleur de nos tentes. Nous avions tous d’excellents sacs de couchage, efficaces jusqu’à -10°C. Mais ça, il s’agit de la température de survie. La température de confort, c’est-à-dire celle jusqu’à laquelle il est possible de dormir sans avoir froid, est bien plus élevée. Il a fait très froid cette nuit là. Personnellement, j’ai été gelée toute la nuit. Je n’avais pas mis assez de couches sur moi au départ, et je n’ai pas arrêté d’en rajouter pendant la nuit. Mais le plus gros problème était qu’en fait, si je voulais avoir un peu chaud, dormir sur le dos était impossible car je perdais trop de chaleur. Or, quand on dort sur un petit matelas, même s’il s’agit d’un autogonflant, toute autre position se révèle inconfortable et impossible à tenir pendant longtemps. J’avais donc le choix entre avoir froid où avoir mal. J’ai choisi d’alterner, mais du coup je n’ai que très peu dormi. Je sais que Marion aussi a eu un peu froid, et que les parents ont plus ou moins réussi à se protéger à coup de polaire et de doudoune.

 

Après une pareille nuit, j’étais contente quand le guide est venu gratter à la tente pour nous dire qu’il était l’heure de se lever. En revanche, je n’étais pas du tout pressée de sortir de mon duvet. Il n’était que 5h30 du matin, donc le chaud n’était pas encore là. En plus, il avait gelé pendant la nuit, ce qui vous laisse imaginer la rudesse de la température. Heureusement, nous avons eu droit à une infusion de coca servie au lit, ce qui m’a un peu aidée à me réchauffer. Mais sinon, bizarrement, j’étais en forme en me levant. Fermer les yeux aura suffit à me reposer. Quand je fût enfin dehors de la tente, j’ai aussi eu l’agréable surprise de découvrir des bassines d’eau chaude pour nous débarbouiller et nous laver les mains.

Nous avons ensuite mangé notre petit-déjeuner à base de pancakes avant de partir pour la journée la plus dure du trek. 9h de marche au programme : 4h de montée avec 800m de dénivelé et 5h de descente avec 1700m de dénivelé. Au début, j’étais gelée, mais dès que j’ai réussi à réchauffer mes mains ça allait mieux. Je n’ai d’ailleurs pas tardé à me retrouver en t-shirt car la pente était pas mal corsée. On a ensuite eu un peu de plat, où j’ai été contente de voir le soleil faire son apparition, avant d’attaquer tout une série de lacets. Tout au long du chemin, il fallait faire attention aux mules parce que bien sûr, en plus de nous, il y avait un certain nombre d’autres groupes qui faisaient la même route. Et contrairement aux humains, les mules ne s’embêtent pas quand on est sur leur chemin. Il fallait donc bien faire attention à se mettre sur le bas côté quand elles arrivaient, de préférence côté montagne parce que sinon on n’était pas à l’abri d’une petite poussette qui nous précipiterais dans le vide.

Alors que cela faisait déjà un bon moment qu’on grimpait en se rapprochant du Salkantay, papa, qui était devant, nous a annoncé après un tournant qu’il voyait le col et que ce qu’il nous restait à marcher jusque là n’était pas bien dur. Il s’est lourdement trompé. La route n’était pas en lacet, certes, mais sa pente était tout aussi pentue voir plus. Heureusement, il ne restait effectivement plus beaucoup de chemin à parcourir et 15 minutes plus tard nous étions arrivés au col, à 4600m d’altitude. Les monts enneigés à nos côtés étaient tout bonnement sublimes. Leur neige, d’un blanc immaculé le plus pur, se reflétait au soleil. Il faisait assez frais là-haut, et il vite fallu qu’on se couvre un peu pendant la petite pause que nous y avons faite.

Ce col était le point le plus haut de notre trek, et nous avons ensuite entamé l’interminable descente. Nous la redoutions presque plus que la montée. Mais en fait, le sol n’était pas trop glissant et la pente restait raisonnable. Cela était éprouvant pour les genoux et les jambes, mais j’ai connu pire. En plus, nous avons eu la pause déjeuner après deux heures donc ça nous a permis de nous reposer un peu avant d’attaquer la deuxième partie. Une fois de plus, nous avons eu un repas digne de rois, et nous avons ensuite fait la sieste à l’ombre des majestueux sommets enneigés pour la dernière fois. En effet, après ça, nous sommes descendus dans la vallée et les avons perdus de vue. En revanche, nous avons pu profiter d’un changement de végétation des plus attendus : le remplacement des petits buissons minables par de beaux arbres. De plus, avec la perte d’altitude, nous avons enfin commencé à ressentir un réchauffement de l’atmosphère, lui aussi très attendu.

Nous sommes arrivés à notre deuxième camp de base vers 16h30, dans un petit village à 2900m d’altitude avec plein de poules, coqs, cochons et cochons d’inde. Le soleil avait déjà fini de réchauffer la place, mais nous avons encore pu un peu profiter de sa lumière. La température était cependant beaucoup plus agréable et à la nuit tombée j’avais beaucoup moins de couches de vêtements que la veille. Nous étions une fois de plus en train de jouer aux cartes quand est arrivé le thé, encore une fois avec du pop corn, mais aussi avec des empanadas au fromage, une sorte de feuille de brique frite avec du fromage à l’intérieur. C’était juste TROP bon. On les a dévorées. Comme il ne faisait pas trop froid malgré le petit vent qui s’était levé, nous avons encore joué aux cartes et nous avons dîné plus tard que la veille. Nous ne sommes allés nous coucher que quand l’ampoule électrique sous laquelle nous étions s’est éteinte. Elle était alimentée par un panneau solaire, et elle venait de nous donner toute l’énergie emmagasinée dans la journée.

 

Cette fois-ci, la nuit fût plutôt bonne. Il fallait encore bien se couvrir, mais le sac de couchage suffisait pour être bien au chaud. Il fût donc beaucoup plus facile de se lever le lendemain, toujours à l’aide d’une infusion de coca, d’autant plus que nous ne nous sommes réveillés qu’à 6h. Malgré tout, il était encore tôt le matin quand nous nous sommes mis en route. Durant tout le chemin, nous avons suivi une magnifique rivière à l’eau bleue glacée des glaciers, eau prenant la direction d’un fleuve mythique : l’Amazone. La quasi-totalité du chemin fût en descente, excepté en de rares endroits où l’on devait faire une petite remontée.

La journée de marche fût courte : seulement 5h, avec une arrivée à notre dernier camp de base peu après midi. Pour moi, il était temps. J’ai eu beaucoup de mal à faire les derniers mètres en raison d’une ampoule et de plusieurs petites brûlures de frottement au niveau de mes pieds. Nous avons donc eu l’après-midi de libre et heureusement, car pour la première fois nous avons eu la pluie. Les tentes étaient à découvert, mais nous avions une table en dur à l’abri. Donc finalement, ça ne nous dérangeait pas plus que ça qu’il pleuve. C’était bien mieux que si nous étions en train de marcher. En plus, il ne s’est agit que d’une averse, qui n’a pas compromis notre soleil. Comme nous n’étions plus qu’à 2100m d’altitude, cette fois-ci on peut dire qu’il faisait bon. Nous avons même pu prendre une douche froide sans trop de douleur. Un peu quand même, mais pas trop. Et durant toute la soirée, je n’ai même pas eu besoin de ma veste. La polaire suffisait. Que ça faisait du bien ! Lors du thé, nous avons une fois de plus eu ces amuse-gueules au fromage et nous nous sommes régalés. Avant ça, nous nous sommes un peu baladés dans le gros village où nous étions, et les parents ont pu un peu découvrir la pauvreté dans laquelle vivent certaines personnes, mais aussi la joie de vivre malgré tout des enfants. Pour vous donner un exemple, nous avons croisé une petite fille à laquelle il manquait une jambe. Elle marchait à l’aide de l’autre jambe et d’un bras. Et pourtant, son sourire était si magnifique que seule la moitié d’entre nous avait remarqué son handicap. Sinon, maman nous a aussi fait tout un cirque parce qu’elle voulait se prendre en photo avec une feuille de bananier. Elle a failli tomber en essayant de couper celle qui l’intéressait, mais elle a fini par avoir sa photo.

 

La nuit fût très douce. Tellement, que je pouvais presque dormir en dehors de mon sac de couchage. Le réveil fût encore plus tardif que les autres, à 7h du matin. Et c’est en minibus cette fois-ci que nous avons démarré, vers 9h environ. En effet, le muletier et ses mules nous avaient laissés la veille, et il nous fallait donc aller jusqu’à un endroit où il y avait une gare de train, d’où notre cuisinier pourrait charger tous les sacs. De cet endroit, nous avons suivi la voie de chemin de fer jusqu’à Aguas Caliente, la ville au pied du Machu Picchu. Ce chemin fût lui aussi très beau, et nous avons même pu avoir quelques aperçus sur le Machu Picchu. Mais que dire de la rivière que nous avons suivie ce jour-là ! Le débit était énorme, mais surtout les rochers qu’elle avait sculptés au fil du temps étaient uniques. Ils étaient tout lisses avec des formes improbables.

Comme nous marchions à côté d’une voie ferrée, il fallait faire super attention à chaque fois que nous devions traverser la voie car un train pouvait arriver à tout moment. De plus, il était très dur de les entendre arriver en raison du bruit continu de la rivière. Maman a failli se faire surprendre une fois. Nous avons vu passer le train complet une fois, et deux fois une locomotive toute seule. C’était sympa à voir.

Pour le repas de midi, notre cuisinier étant resté au départ de la balade pour attendre le train, il nous avait préparé à l’avance notre repas que nous avions chacun transporté dans une boite et que nous avons mangé dans une sorte d’auberge au milieu du chemin, dans un cadre magnifique.

Nous sommes arrivés à Aguas Caliente en début d’après-midi, où nous avons découvert nos chambres d’hôtel pour la nuit. Elles étaient immenses, tout comme les lits. La chambre avec deux lits simple n’était pas encore prête, alors Marion et moi avons hérité d’une chambre avec lit double en attendant. Mais le lit étant tellement grand et la baignoire de la salle de bain tellement luxueuse, qu’on a dit qu’on ne voulait pas changer. Et de fait, durant la nuit nous n’avons pas senti une seule fois que nous étions dans le même lit. Imaginez : 2m de large !

Durant l’après-midi, nous n’avons pas vraiment visité la ville. À la place, nous sommes allés aux sources d’eaux chaudes de la ville (d’où son nom) qui étaient très agréables. On a commencé par le bassin le moins chaud pour finir par le plus chaud, qui était effectivement très chaud. Notre peau fumait quand on en sortait. C’en était presque étouffant. Nous sommes restés environ 2h là-bas avant de partir, car il nous fallait encore récupérer les sacs à la gare à 17h30. C’est là que nous avons réalisé pourquoi nous nous sentions bien dans cette ville : il n’y avait aucune voiture ! En effet, toutes les rues étaient piétonnes, excepté pour la rue principale où le seul véhicule qui avait le droit de passer était… le train. C’est très particulier. En fait, il n’y a que deux moyens d’atteindre la ville : en train ou à pied. Le repas du soir a eu lieu dans un bon restaurant de la ville, puis nous avons enfin pu profiter de lire au lit confortablement, vu que dans les tentes ce n’était pas vraiment ça. Mais malgré ça et malgré le fait que nous avions toute l’électricité que nous voulions, nous ne nous sommes quand même pas couchés très tard, en prévision d’un nouveau réveil aux aurores le lendemain pour visiter le Machu Picchu.



Etapes :
Cusco
Santa Teresa
Machupicchu

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