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Prénom Celine
Age 25
But du voyage Tourisme
Date de départ 03/10/11
Nom Cetre
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Voyageuse dans l'âme, voilà que je me lance dans un nouveau défi : après l'Australie, place à l'Amérique Latine. 1 an, c'est le temps dont je dispose pour en faire le tour. Quasiment tous les pays de cette région du globe seront visités.
Le challenge s'annonce plus compliqué que lors de mon précédent voyage. En effet, en Australie je n'avais pas vraiment à me soucier de problèmes tels que l'insécurité, les dangers sanitaires, ou encore le passage de multiples frontières. À cela s'ajoute la barrière de la langue, puisque je ne parlais pas un mot d'espagnol au moment de partir. Mon périple va donc débuter par deux mois de cours d'espagnol au Guatemala, logée chez une famille guatémaltèque. S'en suivra 1 mois de volontariat, toujours au Guatemala. Ensuite, ce sera l'aventure. J'irais où le vent me mènera.
Note: 5/5 - 48 vote(s).



Localisation : Salvador
Date du message : 07/02/2012
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 Du Honduras au Salvador

Lundi matin, je me suis levée après une nuit à gamberger sur tous les scénarios possibles de la journée à venir. En effet, c’était le jour du départ pour El Salvador, et il y avait beaucoup trop d’inconnues dans l’équation à mon goût. Le but était d’arriver jusqu’à mon hôtel de Santa Ana avant la tombée de la nuit. Mais avant, je savais qu’il me faudrait trouver mon bus pour San Salvador (la capitale du Salvador), traverser des montagnes, franchir la frontière, changer de bus et de terminal à San Salvador et enfin trouver mon hôtel à Santa Ana. Le tout, avec mon gros sac bien entendu. Vous comprendrez que beaucoup de choses pouvaient tourner mal et qu’il était tout à fait envisageable que je n’atteigne pas mon objectif dans le temps imparti.

 

 Premièrement, il m’a fallu prendre le bus qui allait « directement » de Santa Rosa de Copán à San Salvador. Il s’agissait d’un bus international, comme je vais essayer d’en prendre un maximum pour franchir les frontières, peut importe le coût. En effet, cela évite de se retrouver en ballotage dans ce genre d’endroit. Bien sûr, toutes les frontières ne sont pas dangereuses, mais je ne tiens pas à découvrir lesquelles le sont en me faisant attaquer. Donc, bus international. On descend du bus juste le temps de se faire tamponner son passeport : pas de gros risques.

Mais du bus que je devais prendre ce jour-là, je ne savais pas grand-chose. Mon guide me disait qu’il y en avait un tous les jours à 8h30, et le gars de mon hôtel me disait que c’était entre 8h et 9h. Pour compliquer le tout, la compagnie de bus qui fait ce trajet change tous les jours. Impossible de savoir sur laquelle je tomberai avant de voir arriver le bus. Cela veut aussi dire : impossible de réserver quoi que ce soit. En plus de l’heure, la seule autre chose que je connaissais était l’endroit d’où le bus était censé partir. L’horaire de départ ne me semblant pas très fiable, j’étais déjà sur place à 7h45 pour essayer d’en apprendre un peu plus. Je me suis renseignée auprès d’un gars qui portait un T-shirt de compagnie de bus. Il m’a tout de suite rassurée car il savait de quoi je parlais, et il m’a confirmé que le bus que je voulais prendre existait bel et bien. Il m’a aussi dit que celui-ci venait de plus loin et devrait passer par ici vers 9h, mais qu’il ne fallait pas que je m’inquiète car il me préviendrait quand il serait là. Il a aussi levé mon inquiétude sur le fait de ne pas avoir de ticket : il m’a dit qu’il fallait le prendre dans le bus.

Vers 9h, mon bus est enfin arrivé. Comme on me l’avait dit, s’en était un du même type que ceux dont on à l’habitude en France : avec une soute à bagages. En montant dans le bus, j’ai été étonnée du nombre de locaux qui montaient également à bord. Mais en fait, ce bus c’est comporté comme n’importe quel chicken bus : en s’arrêtant un peu partout. Et bien entendu, beaucoup de gens devaient rester debout. Heureusement, j’avais une place assise. Par contre, je n’étais du coup pas très rassurée du fait que mon sac soit dans la soute à bagage car il était très difficile de contrôler que personne ne l’embarque. Au bout d’un moment, j’ai pu avoir une place juste à côté de la fenêtre : un superbe point de contrôle. Mais comme je n’avais pas le faire avant, il me restait quand même un doute sur le devenir de mon sac.

Au fil du chemin, une nouvelle inquiétude a commencé à s’installer dans ma tête : comment vont-ils faire à la frontière, avec tellement de gens, pour être sûrs de n’oublier personne ? La réponse est venue à 5km de celle-ci, quand le bus s’est arrêté dans la dernière ville et que quasiment tout le monde en est descendu. Il ne restait alors plus qu’une dizaine de personne dans le bus et c’est à ce moment que l’aideur est passé avec un papier pour relever nos numéros de passeport et tout ce dont il avait besoin pour passer la frontière. Dès ce moment là, je me suis sentie prise en main et soulagée.

Le passage de frontière s’est passé sans encombre. J’ai eu mon tampon de sortie du Honduras, et après de nombreuses questions sur le parcours de mon voyage et un examen minutieux de tous mes tampons, le douanier Salvadorien m’a accordé le droit d’entrée dans le pays. Mais j’ai été surprise du fait de ne pas recevoir de nouveau tampon. En fait, au Salvador, ils n’en mettent pas. Tout est informatisé.

Il était déjà 12h45 quand le bus a enfin commencé à rouler sur les routes salvadoriennes. D’après mes calculs, si je voulais pouvoir arriver à Santa Ana de manière sûre avant la nuit, il fallait que le bus n’arrive pas plus tard que 15h30 à San Salvador. Sachant qu’il nous avait déjà fallu plus de 3h pour en arriver là et qu’il restait à peut près la même distance kilométrique à parcourir, ça allait se jouer sérer. Mais en fait, pas du tout ! Nous sommes arrivés à 14h30. Après 15 jours à ne prendre que des bus qui s’arrêtent partout, j’ai enfin pu redécouvrir les joies du bus express. En effet, la compagnie de mon bus était hondurienne, et je ne pense pas qu’elle avait la licence pour concurrencer les chicken bus salvadoriens. Ce qui m’a le plus plu dans l’affaire, c’est le nombre de bus locaux que l’on a dépassé en chemin. Il y en avait tellement (environ un toutes les 10 minutes puis même toutes les 30 secondes quand on est entré dans San Salvador) que j’en ai perdu le compte. En plus de ça, si la totalité du trajet au Honduras s’est fait à travers des routes dignes de celles de l’Ardèche, les trois quart de la partie salvadorienne étaient en ligne droite. Côté paysage, j’ai tout de suite aimé ce que j’ai vu. En plus, la pluie diluvienne qui était présente depuis mon réveil s’est comme par magie transformée en un magnifique soleil une fois la frontière franchie.

 

Une fois à San Salvador, il me restait encore la partie que je redoutais le plus : changer de terminal. Devoir traverser une capitale que je ne connais pas avec mon gros sac sur le dos ne m’enchantait pas particulièrement. Je ne savais pas non plus combien de temps j’allais perdre dans l’affaire. Je savais que si j’étais trop en difficulté, il me restait toujours l’option taxi, mais si je pouvais économiser 5$, je n’allais pas m’en priver. Première difficulté : alors que je pensais qu’on allait arriver au Terminal de Oriente, nous sommes en fait arrivés dans un terminal privé dont je n’avais aucune idée de où il se situait dans la ville. Or, ma préparation était basée sur le fait que j’arriverai au Terminal de Oriente. J’avais à l’avance noté quel numéro de bus je devais prendre pour atteindre le Terminal de Occidente, j’avais la carte du chemin dans ma tête pour savoir où descendre,… Mais là, il a fallu que j’improvise. J’ai donc demandé aux locaux quel bus je devais prendre et dans quelle direction. Une fois toutes les infos recueillies, j’ai attendu à l’endroit indiqué. Pas longtemps : une minute à peine. Je m’attendais a un bus du type « colectivo », mais en fait, il s’agissait d’un réel bus urbain tel que ceux dont j’ai l’habitude. Enfin… dont j’avais l’habitude. J’ai mis du temps à réaliser qu’il n’y avait pas d’aideur et qu’il fallait que je paye mon ticket directement au chauffeur. 0,20$ contre 5$ pour un taxi, ça vaut le coup de se décarcasser. Grâce à une dame très gentille, j’ai même eu droit à une place assise. Et d’autres personnes ont été d’une grande aide pour me dire où et quand descendre. Bon, pour descendre, j’ai quand même eu un petit problème car il me fallait passer un tourniquet qui était placé beaucoup plus haut que celui à l’entrée que je n’avais eu aucun mal à franchir. J’ai donc dû me contorsionner avec mon sac pour réussir à sortir. La prochaine fois je saurais, et j’attendrais d’être dehors pour remettre mon sac sur mon dos. Une autre dame a ensuite eu l’amabilité de me guider à travers le terminal jusqu’à mon prochain bus. Des fois, le sac qui intrigue, ça a du bon ! Il était 14h50 quand je suis montée dans le bus. 20 minutes pour changer de terminal, c’était inespéré. Même en taxi je ne pense pas que j’aurais fait mieux.

Le bus que j’ai pris pour Santa Ana était un « Express ». Mais de tous les express que j’avais pris jusqu’à présent, aucun n’en était réellement un. Il est très dur d’aller à l’encontre de la nature des chauffeurs en leur demandant de ne pas s’arrêter pour récupérer chaque âme perdue le long de la route. À ma plus grande surprise, et à ma grande joie aussi, celui en était vraiment un. Après s’être arrêté à beaucoup d’arrêts de bus dans la capital, il s’est ensuite engagé sur la voie rapide et ne s’est plus arrêté une seule fois jusqu’à Santa Ana où il a recommencé à déposer des gens un peu partout.

Pour trouver mon hôtel, j’avais besoin qu’on me dépose au centre-ville. Mais visiblement, le chauffeur ne l’avais pas compris et ne m’a pas dit où était le centre-ville. Ce n’est que quand j’ai commencé à voir de moins en moins de maisons que je m’en suis inquiétée. Du coup, le chauffeur m’a tout de suite fait descendre en me disant quel numéro de bus je devais prendre dans l’autre sens pour retourner au centre. Le temps de traverser la rue, le bus en question était déjà là. 5 minutes après, je marchais enfin dans les rues de Santa Ana. Sauf que je n’avais aucune idée d’où exactement. Afin d’éviter de marcher dans le mauvais sens, j’ai repéré deux policiers à qui je suis allée demander mon chemin. Après un instant de concertation et un coup de fil passé à un de leurs collègues, ils m’ont dit qu’ils allaient m’accompagner, que c’était sur leur chemin. C’est ainsi que je me suis faite escorter par deux policier à travers les rues de Santa Ana – découvrant que le slogan « sécurité-protection-service » qui figue sur leur uniforme n’est pas juste de belles paroles – jusqu’au poste de police d’où ils m’ont indiqué dans quelle direction je devais continuer. Je suis arrivée à mon hôtel à 17h45, 15 minutes avant l’heure limite. Mission accomplie.

 

J’ai ensuite pu découvrir mon auberge de jeunesse. Magnifique. J’ai été très impressionnée. C’est très propre, il y a une cuisine très fonctionnelle, et il y a même un petit ventilateur individuel au dessus de chaque lit du dortoir.

Vous l’aurez surement déjà compris à travers mon récit, j’ai tout de suite eu un coup de c½ur pour le Salvador. Ma première impression reste à confirmer mais je pense que si de tous les pays d’Amérique Centrale que j’ai visité – Mexique exclu – un seul devait devenir la nouvelle destination touristique à la mode, ce serait le Salvador. Ils ont un train d’avance.

Rendez-vous dans mon prochain message pour en découvrir plus sur ce pays au travers de mes différentes explorations (et déjà rien qu’aujourd’hui, j’ai été servie !).



Etapes :
Santa Ana

Note: 0/5 - 0 vote(s).

Syndication :

Par tatie claudine

le 08/02/2012 à 10:16:37

zut alors...je croyais que nos petites routes d'Ardèche étaient uniques !!!

En te lisant,ont se rend compte que les gens sont particulièrement sympas et non seulement c'est "rassurant" mais cela permet aussi d'apprécier le pays.
Bisous

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Par Celine Cetre

le 08/02/2012 à 15:40:57

Oui la plupart des gens sont très sympa, mais ce fût le cas dans tous les pays que j'ai visité jusqu'à présent en Amérique Centrale. En plus, j'ai oublié de préciser qu'un type m'a payé une partie du billet de bus entre San Salvador et Santa Ana. En effet, j'avais mal fait le tri dans mes pièce de monnaies et j'avais mélangé des dollars américains avec des dollars du Belize. Or, au Salvador, ils utilisent les dollars US. Il fallait encore que je trouve 10 centimes au milieu de ce fouillis, et ce gars a eu pitié de moi et m'a payé le reste.

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Par juju

le 08/02/2012 à 10:20:14

J'ai ADORE ce message!! Tu nous avais bien mis dans l'ambiance en nous indiquant la liste de tes inquiétudes du début de ta journée de voyage, et à chaque paragraphe, je me demandais quand cela allait commencer à coincer!! Mais finalement, à part le bus à prendre en sens inverse pour arriver au centre ville de Salvador, cela s'est plutôt super bien déroulé. Tant mieux!!! Au fait, j'ai loupé les détails, mais il semblerait que tu maîtrises maintenant l'espagnol puisque tu es capable de demander ta route ou toutes sortes de renseignement, non?
Bises et bonne découverte de ce joli pays.

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Par Celine Cetre

le 08/02/2012 à 15:43:15

Je ne maîtrise pas complètement l'espagnol, loin de la, mais j'en sais effectivement assez pour demander toutes sortes d'informations. L'objectif de mes deux mois de cours au Guatemala a donc été atteint.

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Par véro

le 09/02/2012 à 01:01:57

Je deviens complètement accro ... il est une heure du matin, je bosse demain, mais je voulais savoir la suite !!
Tes messages ne sont jamais ennuyeux tellement c'est varié ce que tu nous racontes ... mais les bus ont eu une place de choix dans tes derniers messages et je crois que le Salvador a peut être à tes yeux aujourd'hui "un bus d'avance" plutôt qu'"un train d'avance" !
Je suis contente pour toi que cette journée ne se soit pas fini en cauchemar... il ne faut parfois qu'un grain de sable !
Michèle et JC ont de la chance de te rejoindre au Pérou, je viendrais bien avec eux !

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Par Celine Cetre

le 09/02/2012 à 01:33:00

C'est vrai que je parle beaucoup des bus en ce moment, mais c'est surtout parce que c'est quelque chose de totalement nouveau pour moi. J'en apprends tous les jours !

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